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    2/7/2009

    Liaisons intimes/Haïku


    Des recoins dans l’ombres

    Quand la véhémence sombre

    Tombeaux cieux ouverts

     

    Des corps inhérents

    Sous notre terre, mère

    L’âmes, énergie de la vie

     

    Flottent les entités

    Tout recommencer

    La vertu universelle

     

    Anne Marie

    Déesse d'Afrique


    Déesse aux yeux d’ébène, teint de satin ambré

    Fruit métissé d’un amour passionné d’été

    Ses cheveux ondulés de tons bruns irisés

    Reflètent le décor d’automne ensoleillé

     

    Muse, au corps sculpté de bronze, offrandes à nos songes

    Douce concupiscence, qu’en nos sens nous ronge

    Parfaite matrice, la tentation du démon

    Porteuse des désirs en ses jolis seins ronds

     

    Sur ses dunes ardentes, les trésors d’Afrique

    S’agitent en ses hanches dans un rythme endiablé

    En son ventre tiède l’amour sommeil, magique

    Vibrante elle incarne les sons sourds des djiambés

     

    Anne Marie

    L'Homme


    Il demeure dans une maison charnelle

    Frustré que l’hôte ne soit pas éternel

    Sa vie n’est qu’une avancée vers la mort

    Son bonheur n’est que plaisir sans efforts

    La vie, qui n’est qu’une forme de combustion

    Liée aux éléments qui la consume

    Sa conscience une forme d’évolution

    Refluée à titre posthume

    Se prétendit être intelligent

    S’est enchaîné au pouvoir de sa raison

    Il, d’abord inventa l’impalpable

    Et Dieu ne régna pas plus que le diable

    Il donna à tout, une valeur marchande

    Et oeuvra pour que tout en dépende

    Désormais toutes les espèces seront évaluées

    Et l’Homme se prostitua bon marché

     

    Anne Marie