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    8/29/2007

    Souvenir

    Prends ton élan

    Pour des années-lumière

    Le temps que depuis le temps

    S’est éteint depuis hier

    Du passé au présent

    Coule une rivière

    Ortolans sur des portulans

    De tous ports et volières

    Nos souvenirs d’avant

    Sont toujours vivants

    Ils viennent en coup de vent

    Rappelant le bon temps

    Souvenir…

    D’un lointain avenir

    Le sablier du temps

    Peut il nous contenir ?

    Malgré les tempêtes

    Les coups de vents

    Souviens toi

    Que du bon temps…

    Le souvenir…

    Ne peut pas jaunir

    Traversons ce pont

    Pour se rajeunir

     

     

    Anne Marie

    8/28/2007

    Substance

    Ils voudraient ressentir

    Cette sensation

    Qui les rendent autres

    Sans changer de nom

    Leur transperçant l’esprit

    Atteignant leur cerveaux

    Qui rend leurs vies si belles

    Et l’amour si beau

    Ils voudraient encore

    De cette substance

    Un calmant

    À leur impatience

    Un stimulant

    Pour qu’ils pensent

    Un remontant

    À leur manque de confiance

    Laissez les partir

    Ils sont alertes

    À 2 doigts de dormir

    Ils désertent

    La douceur peut-être pire

    Question de contexte

    Ils aiment le délire

    Et ils sont adeptes

    Ceux qui jugent

    Pas forcement intelligents

    Ni ceux qui goûtent

    Ou ceux qui sont dedans

    Nous ne sommes qu’un moule

    Qui épouse une société

    C’est elle qui commande

    Notre liberté

    Dans notre société de cons… sommation

    Sont admis

    Huile, sel et sucre

    Et leurs maladies

    Et quand ça ne va pas vraiment

    Dans notre tête

    De l’exomil pour apaiser

    Notre mal être

    On s’en fout

    Il y a le chocolat

    C’est autorisé

    Malgré le sucre et le gras

    Comme antidépresseur

    On a rien trouvé de mieux

    Tournons à l’intérieur

    Du cercle vicieux

    L’ivresse est à vendre

    Dans tous les supermarchés

    De l’alcool pour se détendre

    Règles de société

    Pour l’herbe pas grand-chose à craindre

    Mais il faut se cacher

    On n’a pas le droit d’en prendre

    Ni de le commercialiser

    Le cannabis

    C’est vieux comme le monde

    Le cadeau d’une terre amie

    Qui est belle et féconde

    Le tabac on paye le prix…

    Pour cette substance immonde

    Mais j’arrête là

    De peur qu’on me gronde

     

    Anne Marie

     

     

     

    Relativité

    Parallèles à mes pensées

    Y a mes états d’humeurs

    Et quelqu’un qui pleure

    Entre le clair et le foncé

    Y a de l’ampleur

    Et des climats meilleurs

     

    Entre quelques mots sensés

    Y a des erreurs

    Et de beaux parleurs

    Dans toutes les tonalités

    Y a des couleurs

    Et des musiques d’ailleurs

     

    Derrière une personnalité

    Y a la frayeur

    Et aussi des valeurs

    Dans l’obscurité

    Y a l’aiguilleur

    Qui sème la peur

     

    Dans les forces armés

    Y a l’assembleur

    Des robots équipés de cœur

    Dans toutes les nationalités

    Y a des développeurs

    D’un monde de stupeur

    C’est une loi de relativité

    Qui puise dans la douceur

    Pour un peu plus d’aigreur

    L’homme sait programmer

    Sa semence qui fait peur

    Pour un monde trompeur

     

     

     

    Anne Marie

    8/23/2007

    Belle du jour

    Toi la belle du jour

    À la voie de velours

    La belle d'un jour de gloire

    Belle comme le jour le soir

    Mais plus belle dans ma mémoire

     

    Toi superbe donzelle

    Dans mes yeux tu es aquarelle

    Si belle dans ta robe en dentelle

    Encore plus belle sans bretelles

    Dévoilant ton teint de miel

     

    Demoiselle au goût d’airelle

    Tu as la peau cuivrée au parfum de cannelle

    D’un somptueux goût de femelle

    Un mélange entre le sucre et le sel…

    Cette potion qui m’ensorcelle

     

    J'ai la combustion à ton étincelle

    Mais il faut que tu t'emmêles

    Par exemple, tiens moi la chandelle

    Toi la si fragile hirondelle

    D’une volupté qui interpelle

     

    Mais c’est toi la belle du jour

    Rebelle, pucelle d’amour

    Ton parfum nous révèle tes contours

    Sur ma tutelle tu compteras à rebours

    Pour que je te savoure

    Anne Marie

    Histoire de con

    Je vais prendre mon dessert

    Et je vais poser mon verre

    Juste à côté de toi

    Pour que tu puisses me boire

    Je te mangerais toute crue

    En rentrant en intrus

    Pénétrant dans ta rue

    Je mourais dans tes lieux parcourus

     

    Tu vas me faire une grâce

    Car je t’offre une glace

    Un dessert bien sucré

    Ne sois pas sensible au salé

     

    Ne pars pas maintenant

    Je t’offre un beau roman

    Refais le monde avec moi

    Je suis loin mais avec toi

     

    Ne crois pas aux vraies promesses

    Sur une histoire de fesses

    On t’aura en te retournant

    Bien au début du roman

     

    L’amour visuel n’est qu’une passion

    L'amour sensuel l'approbation

    La passion l’inspiration

    D’un jeu de mots pour une histoire de con

     

    Anne Marie

     

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    Le yéti

    J’admire tes yeux

    Ils ont du pouvoir

    En eux je suis majestueux

    Même mieux certains soirs

    Mais pour toi je me sens si peu

    Je ne suis pas sûr de moi

    Tes gestes ne sont qu’affectueux

    Et dans ton cœur l’amour est roi

    Je me sens si envieux

    Si envoûté si désireux

    De caresser tes cheveux

    Et un peu plus audacieux

    Je n’ose pas imaginer

    Le goût sucré de tes baisers

    Le doux toucher de tes mains

    Fougueuses et plain d’entrains

    Comment te mériter

    Tu es un si beau trésor

    Tant pis je vais foncer

    Car tu n’es pas à brader

    Même à prix d’or

    Changer c’est le mot clef

    De yéti à un prince charmant

    Soigné et parfumé

    Je ne suis pas prêt je le sens

    Que quelqu'un me réveille

    Dans moi un enchantement

    Une fée M’émerveille

    Et me transforme doucement

    En son amant

    Anne Marie

     

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    8/20/2007

    Injuste Empire

    Un mystère c’est l’absolu

    L’absolu c’est un mystère résolu

    La vérité c’est être nu

    Le monde tourne pour que l’on évolue

     

    Le carbone devient diamant

    Un désire deviens testament

    Les mauvaises idées se proclament en enfer

    Le paradis reste sur terre

    Elle nous dicte « l’Amour » et on déclare « la Guerre »

     

    Un ordre, un échange contre un accomplissement

    Nous sommes tous des enfants

    Nous restons petits quand nous sommes grands

    Entre enfants c’est une question d’hiérarchie

    Y en a qui pleurent, y en a qui rient…

     

    L’injustice est imprudente

    Aussi vieille que le monde elle est

    Simple comme un soupir

    Limpide justice qui conspire

    Injuste empire

     

    Anne Marie

    8/13/2007

    Patricia

    Toi petite, toute petite enfant

    Dans ton corps si grand

    Petite fille timide et effacée

    Ton arme redoutable c’est aider

    Patou ne fait pas que bonne figure

    Un enfant se cache dans ta forte carrure

    Cette toute petite fille dans ta carrure de maman

    Baisses tes armes, laisse jouer l’enfant

    Patou celle qui court pour tous

    Encaissant les coups, résistant les secousses

    Le temps passé est perdu, plus la peine de le chercher

    Mais le présent est là, à tes pieds, à ta portée

    Patou ce qui te rend forte c’est ta timidité

    Elle te rend belle quand tu essayes de lui échapper

    C’est cette force qui te rend resplendissante

    Comme la beauté est éphémère et la fin est éminente

    Patou es ce que tu as raison ?

    C’est pas avec les yeux qu’on trouve les diamants

    Mais la petite fille qui demeure en toi

    Est à la quête des anges pour des moments de joies…

    Patou, c’est toi Patricia

    Femme aimante, enfant de joie

    Rends toi un dernier hommage

    Laisses libre cette enfant qui est lassée d’être sage.

     

    Anne Marie


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    8/5/2007

    Amour virtuel

    Des mots doux et sensuels,

    Pour des caresses audiovisuelles

    Le romantisme est conceptuel,

    C’est ainsi dans le virtuel



    Dîner aux chandelles

    Repas au menu contextuel

    La recherche est continuelle

    Fuyant une routine cruelle

     

    Des rencontres éventuelles,

    Deviennent plus qu’habituelles

    Mais rien d’exceptionnel

    Entre homo, hétéro et bisexuel.

     

    On trouve de tout dans le virtuel

    Des nouveaux… Les inhabituels

    Des mythos, des curieux et des intellectuels

    Mais finalement, tout le monde est irréel

     

    La langue… Pas très usuel,

    L’écriture n’est pas toujours nickel

    Mais les fautes ne sont pas manuelles

    On se trompe surtout entre il ou elle

     

    Le wizz, devenu instinctuel,

    Et les questions, très rituelles

    -« Portes-tu des strings et porte jarretelles » ?

    -« Attend je suis au tel… »

     

    Mais ça peut-être plus conflictuel

    -« Dans ton job, t’es un cerveau ou un manuel » ?

    -« Ton salaire c’est le quel » ?

    -« Suis pas encore le bosse mais c’est graduel » !

     

    C’est ainsi dans le virtuel

    Un ballet sans gestuelle,

    Un amour sans duel,

    Interindividuel.

     

     

     

     

    Anne Marie

    8/3/2007

    Miriam, femme enfant

    Y a un paradoxe dans ta vie

    C’est quand tu pleures

    Et quand tu ries

    La vérité est ponctuelle et ne surgis qu’en griffant

    Tu n’es ni femme, ni enfant

    Miriam, cher enfant

    Comment te prendre dans les bras

    Comment le faire sans que tu ne pleur pas

    Comment exprimer notre cœur sans les mots

    Comment te l’offrir en un seul lot

    Miriam, toi jeune femme

    Ça n’est pas un problème si tu ne le mérites pas

    Les coups reçus tu n’a pas non plus méritée

    Ce n’est pas ta vie que tu ne contrôles pas

    La gêne, c’est de réapprendre à aimer

    Miriam femme enfant

    Ne vit pas en te torturant

    La chance ça n’est qu’un éléphant blanc

    Une vie ne se vit qu’en triomphant

    Et l’amour on ne l’a qu’en le greffant

    Miriam, Ange enfant

    Femme démon

    Le paradoxe est en toi

    Que le démon sommeille pour que l’ange reste là

    Pour que tu enterres tes faiblesses de ton propre choix

     

     

    Anne Marie


    8/2/2007

    Questions réponses

    Une réponse inattendue pose sur des lèvres

    Une seule réponse peu répondre à des milliers de questions

    Mais celle qu’on attend reste suspendue

    Car celle qu’on attend est inattendue

    Comme un linge sur le fil séchant doucement

    Comme un linge sur le fil qui s’envole sur le vent

    Comme les réponses qu’on oublie au fil des questions

    Comme celles qui reviennent au fil du temps…

    Le temps qui efface toutes les traces

    Les traces qui s’effacent au fil du temps qui passe

    Rien n’est important, tout est à venir

    Important c’est le temps et on ne peut le retenir

    L’amertume de l’esprit parait aigre dans les gestes

    Tout le malheur du monde coule comme la pluie

    La pluie qui coule et qui tombe comme le reste

    Un malheur qu’il nous faut et que l’on fuit…

    Les réponses sont dans les questions

    Les saisons sont l’expression du temps

    Les mots plus rassurants, sans points d’interrogations

    Les saisons restent les mêmes, pas les gens

    Dans chaque tête, tout un univers

    Dans chaque cœur, coule un océan

    Dans l’univers nous sommes petits entre les étoiles

    Dans le cœur, des étoiles nouvelles se dévoilent

     

    Anne Marie