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2/7/2008 Même les étoiles meurentTu sais mon amie Nous avons eu ce cadeau Que nous appelons la vie Elle se vantait câline mais c’est faux S’est promise, longue, mais Elle a menti Elle nous a menée en bateau Faites beau voyage nous a- t’Elle dit Le bonheur c’était être sur l’eau Et la nage était un moment d’orgie Sur ce tapi dense d’immensité Où le ciel nous enveloppa de sa beauté Où il n’était jamais question d’ancrage Et nos rêves n’étaient que soleil et plages Qu’il faisait bon, s’enivrer du vent Libres comme des oiseaux, pures comme leurs chants Le bonheur nous rendait beaux, panachés de sentiments Le désir n’était qu’un horizon des flots au soleil levant L’aurore nous donna sa texture, son parfum et son goût Elle nous détacha de la luxure et de la mer Nous enseignant de vivre que par amour Et nous assoiffant en réchauffant l’atmosphère J’aime encore y penser Quand nos ambitions n’étaient que paysages Nous nous contentions de les contempler Et quand nous accostions à ses rivages Je n’ai pas vu de mes yeux et n’ai pas pu trembler Notre bateau meurtri par un immense orage Notre ciel si limpide a été brisé Et la mer qui se leva en une immense vague Toute cette masse d’eau si légère qui nous portait Pouvait soudainement devenir si lourde Sa lourdeur pouvant nous naufrager Transformant notre sang en couleur pourpre Des nélombos étaient le jardin de notre maison Les requins nos animaux, l’amour sa cargaison Notre noyade ressemble à un repos d’enfants Notre vie fragile comme les fleurs du printemps Les saisons sont éternelles et demeurent Où même les étoiles meurent.
Anne Marie 2/5/2008 Journal dun DetenuTexte adapté Interprété par Racionais MC São Paulo, le 1er octobre 1992, 8 h du matin.
Je suis ici, un jour encore Sous le regard sanguinolent des gardes dehors Tu ne sais pas ce que c’est d’avoir tout nos pas Et notre tête sur la mire d’une HK Mitraillette allemande ou israélienne, J’ai entendu parler Déchire un mec comme du papier Sur le mirador, debout Juste un citadin c’est tout Servant l’état, le PM s’adonne Parce qu’il a faim il se prend pour Charles Bronson Il devine mes désires et même mieux, Il devine mes pensées Aujourd’hui le temps est pluvieux La tension est dans l’air de cette journée Plusieurs ont essayés de fuguer C’est sûr moi aussi, je veux essayer Tu sais mec, dans les milieux carcéraux La chance n’est pas entre 1 et 100, elle est zéro Es ce que Dieu a entendu mes prières Es ce que le juge me sortira de derrière ses barrières J’ai envoyé à mon frère un message « Touches à la drogue… Et je te casse la gueule grave » Il est toujours avec la même meuf Belle mine jamais arrêtée par un ceuf J’ai pris un jour de moins ou un jour de plus, je ne sais plus trop… Je m’en fou, ici tous les jours sont égaux J’allume ma cigarette et je vois le jour passer Je tue le temps pour qu’il ne puisse pas me tuer Un homme c’est un homme et une femme c’est une femme voilà Un violeur… c’est différent n’es ce pas ? Prend des coups tout le temps, saigne et baise les pieds Meure se vidant de son sang, payant tous ses péchés Chaque détenu une mère, une croyance Chaque crime, une sentence Chaque sentence un motif, une histoire de larmes Souffrances de tous genres et corruption de son âme Abandon, haine, misère dans un seul contenu Tous ça dans la vie et vous avez un détenu Dans les couloirs, dans les cours et cellules tout le monde se plaint Au tour, dedans et dans tous les coins Mais je connais le system vieux, ici n’y a pas de saint Ratatata… c’est juste que je veuille éviter Qu’un conard puisse faire ma mère pleurer Ma parole a de l’honneur et me protège Me permettant de survivre au pays où règne les pantalons beiges Tic, tac, il est encore 9:40 La montre en taule avance en camera lente Ratatata… Encore un métro qui va passer Avec des gens biens, mais trop pressés Lisant le journal, satisfaits, hypocrites à en crever Enragés, tous en direction du centre pour bosser Ils regardent vers ici, curieux, c’est Logique Sauf qu’ici ce n’est pas le parc zoologique Nos vies n’ont même pas autant de valeurs Que vos téléphones portables et vos ordinateurs Aujourd’hui sans soleil c’est dur dans la taule Ça veut dire pas de visites, pas de football Y a quelques taulards, pas très malins Ils ne supportent pas l’ennui, et font chier ces puteins Je remercie Dieu et la vierge pour tout Car il ne me reste plus qu’un an, 3 mois et 7 jour Y a une cellule en haut, abandonnée Depuis mardi on ouvre pour rien, ça reste fermé Y a cette odeur de mort et de détergent Une cellule désertée par son occupant En tout cas lui, plus jamais il ne se plaindra Hier dans la nuit il s’est pendu avec un drap Lequel ? Pourquoi ? Qui le sait, ça ne compte pas Il avait encore 6 à tirer, et pas que des mois… Pour un homme, y a rien de plus aberrant Que l’abandon de ses propres parents Alors ptit con… vien là, tu cherches quoi ? Une place ici n’attend qu’après toi Prends tous tes articles électroniques importés Et ton curriculum criminel pour te torcher rappelle toi que la vie de bandit est sans futur Ta gueule devient pâle de ce coté du mur T’a déjà entendu parlé de Lucifer Qui est venu de l’enfer pour nous faire peur Un jour… dans la prison du Carandiru… Il n’était qu’un détenu de plus Mangeant du moisi à base de pneumonie Ici il y a les frères des quartiers chauds Jardin Brasil, Mogi, Parelheiro Jardin d’Abril et Osasco Heliópolis, Itapevi, Bela Vista Paraisópolis, Jardin Angela En pénitentiaire les voleurs sont des types bien Mais pour l’état c’est qu’un numéro, plus rien 9 sections, 7000 hommes à Carandiru Qui coûte 300 reais par mois et par individu Ma dernière visite quand ptit black est venu ici Il m’a apporté un fruit, des « malboro » et des»free» J’ai appris qu’un sale type est revenu au quartier encore Avec une Kadett rouge et la plaque de « Salvador » Il insulte et viole la plus part du temps s’y prend pour un caïd avec un 9 millimètres sous son blouson Moi: - « Et houais alors ptit black, viens là, raconte… et les frères ou ils sont passés? Tu te rappelles de cette tapette qui a essayé de me tuer? » Black: - »Ce putain de ma queue, malfrat, cocu heureux? Ce défoncé qui envoyait sa meuf se faire foutre. Vierge, mineur et maintenant elle suce pour de la poudre. » Moi: - »J’aime pas ces histoires… Quand j’s’rais dehors il va voir… » Black: - »La terre tourne, il peut même venir là. » Moi: - »Non non, bientôt mon procès va arriver Je veux sortir, je veux changer. Si je le coince celui-là y aura pas de bang bang du tout Et je signerais encore pour cent vingt et un jours» Le soleil est sorti ce 2 octobre Tout était normal pour les survivants de l’opprobre Dans la nuit j’ai eu des sueurs froides Du type un peux froussardes Des règlements de comptes on a presque tous les jours Bientôt il y aurait un autre, pour celui là je savais tout De la loyauté c’Est-ce que Tous les prisonniers tentent Chercher la paix, d’une manière violente Les baiseurs on les prend et on les entaille Ça prend des points de suture à la Frankenstein Oula… de la fumée par la fenêtre d’une cellule Merde… ça fait boum… y a des otages et ça brûle ! Pour la plus part, influencés par de la merde Par 5 ou 6 qui n’avait plus rien à perdre 2 conards bien vus se sont bagarrés On s’y attendait pas mais c’est arrivé Trafiquants, Homicides, stellionataires Une majorité des gamins du primaire Une issue que l’état attendait depuis toujours Appelez les médecins légistes… il est venu le grand jour! Et tout ne dépend que d’un « oui » ou d’un « non »d’un seul homme Qui préfère rester neutre par téléphone Ratatatà, caviar champagne et langouste Fleury est parti déjeuner, que tous aillent se faire foutre Des chiens assassins et du gaz lacrimo aussi… Les têtes des prisonniers valent un prix Dans ce pays les êtres humains peuvent-être jetables vivants Comme des couches culottes ou du papier absorbant Des prisoniers… bien sur que le system n’en voulait plus Et je cache en plus ce que les novelas ont tu Ratatatà, ça pisse beaucoup de sang Des oreilles, des narines, des bouches ouvertes en grand Le seigneur est mon berger… Pardonnez vous enfants pour leur péchés Ils sont morts sur le ventre, Ce sont les écrits sacrés… Sans armes ni secourre, sans reporter pour témoigner Dans la gueule des chiens, les bouts des prisonniers Dans les puits et les cours les cadavres s’entassés Même pas un prêtre pour prier Adolf Hitler, venu de l’enfer pour rigoler Le Robocop du gouvernement est froid Il n’a pas de pitié et est au dessus des lois Ratatatà, Fleuri et son clan Pourront nager dans une piscine de sang Ma déposition ne sera sûrement pas crue Je signe : Le 3 octobre, « Journal d’un Détenu »
(Texte traduit du portugais 1/31/2008 Sauvez l'AMOURJe ne peux pas me fondre en vous Pour ne plus entendre vos hurlements de loups Cette flamme en vous me brûle à vif Me faisant vivre que dans les soins palliatifs Sauvez moi Ne me laissez pas avoir faim Ni affronter le froid Vous m’entendrez sur forme de mots Assurant les réponses à vos « POURQUOI » Comme une fleur qui n’a que besoin d’eau Comme les mots qui n’ont besoin que de la voix Sauvez l’espoir Il ne peut plus se fondre en nous Quand y a plus de foi C’est qu’il n’y a plus rien du tout C’est qu’il n’y a plus le choix Sauvez l’amour Il crée miraculeusement Ajoutant des couleurs sur les contours Nous faisant désirer la vie en rampant
Anne Marie 1/15/2008 Succombe
Il suffit d’une fois Pour que tu plonges dans le noir Pour que les eaux remuées Te ramènent au passé Pour que la douleur Flirt avec ta peur Et pour que tu succombes En ta liberté Telle une colombe
Ce qu’il y a de pire Il faudra te montrer Ce qui est plus sensé Mais il te faudra entendre Ce qu’il reste à apprendre Que le bonheur n’est pas figé Et le temps emporte les souffrances Mais que la raison te serve d’oreiller
Dans un creux chaud et humide Rêves d’une autre plage Quittes tes pensés putrides Fais le plein de tes bagages Les justes peuvent être aussi cupides La vie n’est pas qu’un mauvais présage Quand l’amour ne peut pas être placide…
Anne Marie
1/10/2008 Auto StoppeuseMoi la petite fleur Au parfum est entrée dans vos cœurs Je me meurs dans leur chaleur Et Mes cendres ont coulé En vos larmes dispersées Dans le fleuve de vos pleurs Quand le chagrin m’habite Je prends ceux qui me quittent Pour chercher au lointainDes paysages a portée de mains Et les visages du lendemain Ne viendront pas en vain Auto stoppeuse d’affection Je n’existe en chaque Vie Que pour donner envie D’être amis et amants apprentis Aux jeux d’interdictions De physique et d’attraction Anne Marie
Belle comme une nuit étoilée
Belle comme une nuit étoilée Entourée d’émeraudes scintillantes De perles autour du cou dévoilé De fantaisies étincelantes
Dans un nuage très parfumé D’une grande passion retenue Comme dans un rêve édulcoré
Eclairé d’un sourire vivant Est son plus éminent diamant Qu’elle offre à qui sait lui dire Les mots gentils pour le produire Il vaut plus cher qu’un grand empire
Nettoie les yeux de nos chagrins Plus belles que celles d’un musicien J’adore les tenir dans ma main
Que j’aimerai bien être à la place Des notes jouées par tant de grâce Etre l’objet de ses mystères Me donne l’immense plaisir malin D’être touché par ses belles mains
Me fait désirer ses contours Ses pieds mignons et délicieux Quand ils me touchent m’emmènent aux cieux
Sur un nuage dans son ciel Comme un oiseau qui tourne autour Tellement je trouve qu’elle est belle
LY
1/7/2008 Plus rien
Je n’arriverai jamais à oublier ce matin Ce rayon de soleil en travers de son visage Ce clin d’œil, la tête un peu en arrière Ce sourire qui me disait j’aimerai bien Le son velouté de sa voix timide La soirée qu'on avait passée ensemble Ses confidences et ses passions Sa gentillesse et sa douceur Sont gravés dans mon cœur Et rien n'est plus triste Qu'un amour qui meurt Parce qu'on le tue Pour son ardeur Qui fait peur à Petite fleur Au cœur Triste La vie est un long chemin vers la mort
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LY 11/12/2007 AmazoneAmazone que tu es sauvage Avec tes cheveux longs Je le vois dans tes paroles sages Et ton monde au balcon Et j’admire ton courage Qui me fait danser tout en rond Quand tu exprimes ta rage Je vois bien que pour toi je fonds Amas zone remplie de nuages Le vent emport’ la pluie Et je ne vois plus de mirages Le soleil resplendit Tout mon ciel se dégage Je te remercie mon amie Tu as ouvert ma cage Tu as mis les pieds dans ma vie A ma zone donnes une belle image Une fleur couleur d’aurore Décris moi bien tous les clivages Explique tous mes torts Fais de moi bon usage Ne laisse pas venir la mort Ne tournons pas la page Par ce qu’il fait si froid dehors Âme à zone tu veux que je nage Dans ton cœur de velours Et que j’accoste à ton rivage J’y trouverai de l’amour Rassures toi je m’engage Comme un valeureux troubadour A trier mes bagages Je te charmerai tous les jours A maso ne dis pas dressage Il faut coexister Parlons ensembles de partage On a tout à gagner Je t’envoie ce message En essayant de grappiller Comme un vent de passage Une bise ou un baiser volé
Le Yéti
11/10/2007 J'Attend de ToiJ’attend de toi Que tu sois moi Qui ne suis pas Qui ne peut pas Qui voudrait bien Mais ne sait pas J’attend de toi Que tu me prennes Que tu te donnes Main dans la main Tu t’abandonnes A mes câlins J’attend de toi Que tu comprennes Que tu pardonnes Mes tentatives Désespérées Pour te séduire J’attend de toi Que tu me dises Fais moi la bise Viens dans mes bras Embrasses moi Dis moi je t’aime J’attend de toi Que tu oublies Ce que la vie A oublié De t’enseigner Jolie poupée J’attend de toi Que tu me crois Que tu me vois Que ton amour Me joue des tours Et me libère
Le Yéti
11/9/2007 Petit Train TrainRien n’arrêtera le petit train Qui court tous les matins Emportant la belle Dans la grisaille Pendant que se réveillent Tous ceux qui travaillent Il y a dans cette course folle Tant de bonheur a partagé Et toutes les belles paroles N’empêcheront pas d’aimer La fraîcheur et les lumières Du matin qui se lève Bien au chaud dans les planches La belle cache son visage Pendant qu’a chaque virage Le train se déhanche Je sens mon cœur qui palpite Dommage qu on arrive si vite Le petit train est fort Et roule à toute allure Avant que vienne l heure Des tartines de confiture D’un baiser, d’un café Et de tout recommencer
Le Yéti
11/7/2007 Tes déssinsLaisses moi te prendre la main pour t’accompagner Pour que tu te prennes dans mon piège sentimental Je tisse une étoile comme une coquine araignée Et je t’enroule dans mes rêves au fond de ma toile Toutes les belles choses de la vie te font oublier Celles à côté desquelles tu passes sans le savoir Tu m’as confié tous tes souvenirs dessinés Je vois là les traits de ta générosité Prends ma main dans la tienne pour m’apprendre à t’aimer Plonges ton regard dans mes yeux et sèches le brouillard Je vide mon cœur pour que tu déshabilles ton corps Mais mon plus grand bonheur c’est d’avoir ton cœur d’or
Le Yéti 11/5/2007 DieuToi, lumière imperceptible Intérieur, troublant nos esprits Logique parfaite, raison incompréhensible Donnant des possibilités à la vie
Tu es l’or, l’orge Le fer, la forge C’est le savoir qu’on s’arroge Et les pensées qu’on abroge Cette vérité, qu’on égorge Coincée au fond de la gorge Où la révolution loge
Tu n’es que création La création de tes propres inventions Invisible à l’œil nu En notre cœur, clément
Tu Existes ou pas Tu ne fais rien de tes bras Y a un tout, qui est en toi Et tu es en tout comme une loi
On t’aime, ou pas En toi un repère pour ne pas se perdre Tu es sur forme d’amour et de foie Le sujet favori dans nos exèdres
Tu n’es pas un humain intelligent Mais tu est un tout, puissant Force gravitationnelle de toute matière Agissant dans l’ombre, pour créer la lumière
Tu Es-ce que l’homme désire Ce que l’univers entier conspire Dieu es amour… et divinité Assouvissant aux désirs des mortels, d’éternité
Anne Marie 10/25/2007 DéclarationA part te prendre l’épaule ou la main Je n’aurai pas l’audace d’aller plus loin De peur d’abuser de toi Moi, malin Je voudrai t’aimer du soir au matin Et c’est a toi de changer ce destin Pour que la vie prenne un autre chemin Le Yéti
9/28/2007 Mon EnfantSeul l’amour Peut me tenir en vie Parce que seul l’amour Peut me donner envie D’être en vie aujourd’hui Pour te voir grandi
Seul l’amour Soignera tes bobos Car seul l’amour Pour te rendre aussi beau Comme le chant des oiseaux Quand tu rêves très haut
J’ai envie de te dire Ce qu’un cœur garde en secret Que cet amour me remplie de plaisir Que depuis toi l’amour n’est plus abstrait
Seul l’amour Pourra guider tes pas Et je sais que l’amour Te fera pleurer de joie Parce que cet amour Est une richesse qui ne s’acquière pas Car elle est en toi
Anne Marie 9/20/2007 Ma DiantreJe la couvre de baisers Dans ses yeux, des pailletés Et d’un geste qui la trouble Je découvre sa nudité Troublant ce compte rendu De sa sensualité
Je dessine ses courbes Sur la fleur de sa peau pourpre Je déguste les méfaits Des supplices quand elle est fourbe
Une goûte au goût de lait Sur son bas-ventre Elle roule dispersée À l’encontre de sa fente M’emmenant concentré Dans la tiédeur de son chantre
Que m’enchantent toutes les fées Que m’emporte toutes les diantres Pour que je puisse les récompenser Dans la fournaise de son antre
Je suis son cavalier La serrant dans une étreinte Et je lui plante mon épée À l’intérieur de l’épicentre
Anne Marie Petite PoupéeC’est une petite poupée amabile Née en plein cœur du brésil Quelques jours avant le mois d’avril En cette terre ou l’amour se fait habile
Tu es en moi Je ne t’oublierais jamais Au bout de tes grands pas Le sol est ferme comme le fer Et à l’intérieur de tes bras L’immense vide de ton père
Ma petite poupée d’amour Tu es une petite canaille Tu fais le bonheur du jour À coté la beauté est un détail
Tu mets un point d’honneur à la bravoure Quand la vie, elle-même défaille Petite victime du désamour Victimes des victimes qui déraillent
Je dédie mon âme à l’innocence À cette petite poupée qui danse Le monde serait parfait sans cloisons Pour observer de dehors comment c’est dedans Et inversement Pas facile cette grande amarelle qu’est la vie Dans tes moments de frayeur tu te caches sous le lit Je ne peux plus te tournoyer dans mes bras tellement tu as grandi Ne te berces plus toute seule ma petite poupée chérie Ne pouponnes pas tes envies que pour tuer l’ennui Ta force tu la dois à la vie, qui a elle aussi, ses intempéries
Anne Marie 9/18/2007 llonaIllona vit toute nue Souple liberté de ses vertus Elle vit dans un monde meilleur Sans avoir froid, sans avoir peur Elle attend dans l’air du temps, accrocheur Et elle y met du cœur
Illona parait être ainsi, adorable En ses courbes aux formes très agréables Sauterelle volatile, comme l’oiseau Damoiselle qui a devant elle, le corps beau Faisant tomber tous, les damoiseaux À ses jeux sadomaso
Illona a le goût du chic Elle trouve en un déclic Des objets pointus qui piquent Sous le regard du grand public Elle ne cache rien de ses trafics S’accaparant de tous les cœurs Et leurs moeurs qu’elle astique
Mais l’objet des désirs d’illona Quand y a plus ses haut, ni ses bas de soie C’est d’entendre la douce mélodie d’une voix Dans un incessant débat De deux cœurs qui battent tout bas Aux combats des ses ébats
Anne Marie 9/12/2007 L'amour en absenceEfface ton sourire, Ce sont que des souvenirs Aujourd’hui c’est différent, Plus de place pour avant
Comment te le dire… À quoi sert de se mentir ? Admets l’évidence L’amour en absence
Tu n‘entends plus ton coeur, Tu n’oublies pas tes valeurs Te livrant au sort, En frôlant la mort
Et tu es là Un peu loin je crois Perdu dans tes pensées, Tu es du genre à rêver
Ton cœur n’est pas une boîte à sentiment Où tu ranges toutes tes amantes Quand l’amour arrive c’est par clandestinité Comment l’expulser sans pleurer ?
Et tu la laisses partir La retenir vous fera souffrir Ne t’attache pas aux sentiments mais aux gens Aimons vivre, mais librement
Faut pas croire, Tout ton être est « la tendresse » L’essence de ton âme c’est ta personnalité Gentillesse, délicatesse et la finesse d’une altesse
La vie n’est pas comme dans tous ces romans Où l’amour est toujours en premier plan Dans cette vie il faut aussi S’aimer, en aimant sa propre vie
Anne Marie 9/7/2007 ToléranceDansons dans ces soirées d’hiver À nous absurdes, trinquons avec nos verres Commémorons ainsi toutes nos guerres Jetons nous dans nos bras après les pierres
La tension est dans l’ère Éveillant plus de noir, que de lumière Tan pis pour ce qu’on enterre Dans nos hostilités éphémères
Aussi chatoyante que soit la haine Elle n’est pas réservée aux gens qui sèment Elle, qui éparpille des cœurs en lambeaux Est porté en médaille aussi haute qu’un flambeau
La raison n’est pas aussi forte que le courage L’intention c’est de jeter des mots et des actes, pas toujours sages Nous avons tous un subconscient rempli de mépris Un ultimatum qui refait surface dans notre esprit
Mis à part ses quelques subtilités Certains ont le cœur vide et n’aiment pas se vanter D’autres, le cœur plein, sont privés de l’exprimer Nous sommes au cœur même de la relativité
Les différences de sexes, de physiques, d’opinions, de cultures, de religions et de races Sont dans toutes les guerres et responsables de toutes les crasses Cette différence joue un rôle important dans l’existence de l’humanité La perfection est imparfaite dans le fait de la difficulté
C’est en se regardant faire comme des enfants Qu’on arrive à se comprendre comme des grands Simplement, n’oublions pas la tolérance Comme quand on jouait avec des gosses différents dans notre enfance
Il n’y a pas de différence entre la tolérance, l’acceptation et la permissivité Celui qui tolère, accepte et permet les possibilités D’être différents enfin, mais pas à inégalités Car nous sommes tous différents finalement, mais jamais parfaits.
Anne Marie EntremetUne petite frimousse Qui regarde les cieux Quand je la bouffe
Mais entre tes lèvres Je trouve un bijou Et c’est en goûtant à ta fève Que je deviens fou
Entre tes jambes Un entremet Je sais y faire mon ange Quand à moi tu te remets
Réserves ton délicieux dessert Sous la table c’est si bon le savourer Si tu savais, j’ai traversé le désert Je t’ai prévenu… Je suis assoiffée
Ho oui… Je te fais souffrir Tu es malicieuse Même dans tes rires Mais j’en suis sûr que tu joues l’innocente Une garce Ingénue, mais appétissante
Contente toi de ton aise Toujours chaude comme une braise Mais sois audacieuse et déculottée Tout ce dont mérite une fessée
Anne Marie |
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