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    2/7/2008

    Même les étoiles meurent

    Tu sais mon amie

    Nous avons eu ce cadeau

    Que nous appelons la vie

    Elle se vantait câline mais c’est faux

    S’est promise, longue, mais Elle a menti

    Elle nous a menée en bateau

    Faites beau voyage nous a- t’Elle dit

    Le bonheur c’était être sur l’eau

    Et la nage était un moment d’orgie

    Sur ce tapi dense d’immensité

    Où le ciel nous enveloppa de sa beauté

    Où il n’était jamais question d’ancrage

    Et nos rêves n’étaient que soleil et plages

    Qu’il faisait bon, s’enivrer du vent

    Libres comme des oiseaux, pures comme leurs chants

    Le bonheur nous rendait beaux, panachés de sentiments

    Le désir n’était qu’un horizon des flots au soleil levant

    L’aurore nous donna sa texture, son parfum et son goût

    Elle nous détacha de la luxure et de la mer

    Nous enseignant de vivre que par amour

    Et nous assoiffant en réchauffant l’atmosphère

    J’aime encore y penser

    Quand nos ambitions n’étaient que paysages

    Nous nous contentions de les contempler

    Et quand nous accostions à ses rivages

    Je n’ai pas vu de mes yeux et n’ai pas pu trembler

    Notre bateau meurtri par un immense orage

    Notre ciel si limpide a été brisé

    Et la mer qui se leva en une immense vague

    Toute cette masse d’eau si légère qui nous portait

    Pouvait soudainement devenir si lourde

    Sa lourdeur pouvant nous naufrager

    Transformant notre sang en couleur pourpre

    Des nélombos étaient le jardin de notre maison

    Les requins nos animaux, l’amour sa cargaison

    Notre noyade ressemble à un repos d’enfants

    Notre vie fragile comme les fleurs du printemps

    Les saisons sont éternelles et demeurent

    Où même les étoiles meurent.

     

     

     

    Anne Marie

    2/5/2008

    Journal dun Detenu

    Texte adapté

    Interprété par Racionais MC

    São Paulo, le 1er octobre 1992, 8 h du matin.

     

    Je suis ici, un jour encore

    Sous le regard sanguinolent des gardes dehors

    Tu ne sais pas ce que c’est d’avoir tout nos pas

    Et notre tête sur la mire d’une HK

    Mitraillette allemande ou israélienne, J’ai entendu parler

    Déchire un mec comme du papier

    Sur le mirador, debout

    Juste un citadin c’est tout

    Servant l’état, le PM s’adonne

    Parce qu’il a faim il se prend pour Charles Bronson

    Il devine mes désires et même mieux,

    Il devine mes pensées

    Aujourd’hui le temps est pluvieux

    La tension est dans l’air de cette journée

    Plusieurs ont essayés de fuguer

    C’est sûr moi aussi, je veux essayer

    Tu sais mec, dans les milieux carcéraux

    La chance n’est pas entre 1 et 100, elle est zéro

    Es ce que Dieu a entendu mes prières

    Es ce que le juge me sortira de derrière ses barrières

    J’ai envoyé à mon frère un message

    « Touches à la drogue… Et je te casse la gueule grave »

    Il est toujours avec la même meuf

    Belle mine jamais arrêtée par un ceuf

    J’ai pris un jour de moins ou un jour de plus, je ne sais plus trop…

    Je m’en fou, ici tous les jours sont égaux

    J’allume ma cigarette et je vois le jour passer

    Je tue le temps pour qu’il ne puisse pas me tuer

    Un homme c’est un homme et une femme c’est une femme voilà

    Un violeur… c’est différent n’es ce pas ?

    Prend des coups tout le temps, saigne et baise les pieds

    Meure se vidant de son sang, payant tous ses péchés

    Chaque détenu une mère, une croyance

    Chaque crime, une sentence

    Chaque sentence un motif, une histoire de larmes

    Souffrances de tous genres et corruption de son âme

    Abandon, haine, misère dans un seul contenu

    Tous ça dans la vie et vous avez un détenu

    Dans les couloirs, dans les cours et cellules tout le monde se plaint

    Au tour, dedans et dans tous les coins

    Mais je connais le system vieux, ici n’y a pas de saint

    Ratatata… c’est juste que je veuille éviter

    Qu’un conard puisse faire ma mère pleurer

    Ma parole a de l’honneur et me protège

    Me permettant de survivre au pays où règne les pantalons beiges

    Tic, tac, il est encore 9:40

    La montre en taule avance en camera lente

    Ratatata… Encore un métro qui va passer

    Avec des gens biens, mais trop pressés

    Lisant le journal, satisfaits, hypocrites à en crever

    Enragés, tous en direction du centre pour bosser

    Ils regardent vers ici, curieux, c’est Logique

    Sauf qu’ici ce n’est pas le parc zoologique

    Nos vies n’ont même pas autant de valeurs

    Que vos téléphones portables et vos ordinateurs

    Aujourd’hui sans soleil c’est dur dans la taule

    Ça veut dire pas de visites, pas de football

    Y a quelques taulards, pas très malins

    Ils ne supportent pas l’ennui, et font chier ces puteins

    Je remercie Dieu et la vierge pour tout

    Car il ne me reste plus qu’un an, 3 mois et 7 jour

    Y a une cellule en haut, abandonnée

    Depuis mardi on ouvre pour rien, ça reste fermé

    Y a cette odeur de mort et de détergent

    Une cellule désertée par son occupant

    En tout cas lui, plus jamais il ne se plaindra

    Hier dans la nuit il s’est pendu avec un drap

    Lequel ? Pourquoi ? Qui le sait, ça ne compte pas

    Il avait encore 6 à tirer, et pas que des mois…

    Pour un homme, y a rien de plus aberrant

    Que l’abandon de ses propres parents

    Alors ptit con… vien là, tu cherches quoi ?

    Une place ici n’attend qu’après toi

    Prends tous tes articles électroniques importés

    Et ton curriculum criminel pour te torcher

    rappelle toi que la vie de bandit est sans futur

    Ta gueule devient pâle de ce coté du mur

    T’a déjà entendu parlé de Lucifer

    Qui est venu de l’enfer pour nous faire peur

    Un jour… dans la prison du Carandiru…

    Il n’était qu’un détenu de plus

    Mangeant du moisi à base de pneumonie

    Ici il y a les frères des quartiers chauds

    Jardin Brasil, Mogi, Parelheiro

    Jardin d’Abril et Osasco

    Heliópolis, Itapevi, Bela Vista

    Paraisópolis, Jardin Angela

    En pénitentiaire les voleurs sont des types bien

    Mais pour l’état c’est qu’un numéro, plus rien

    9 sections, 7000 hommes à Carandiru

    Qui coûte 300 reais par mois et par individu

    Ma dernière visite quand ptit black est venu ici

    Il m’a apporté un fruit, des « malboro » et des»free»

    J’ai appris qu’un sale type est revenu au quartier encore

    Avec une Kadett rouge et la plaque de « Salvador »

    Il insulte et viole la plus part du temps

    s’y prend pour un caïd avec un 9 millimètres sous son blouson

    Moi: - « Et houais alors ptit black, viens là, raconte… et les frères ou ils sont passés?

    Tu te rappelles de cette tapette qui a essayé de me tuer? »

    Black: - »Ce putain de ma queue, malfrat, cocu heureux? 

    Ce défoncé qui envoyait sa meuf se faire foutre. 

     Vierge, mineur et maintenant elle suce pour de la poudre. »

    Moi: - »J’aime pas ces histoires… 

    Quand j’s’rais dehors il va voir… »

    Black: - »La terre tourne, il peut même venir là. »

    Moi: - »Non non, bientôt mon procès va arriver 

    Je veux sortir, je veux changer. 

    Si je le coince celui-là y aura pas de bang bang du tout

    Et je signerais encore pour cent vingt et un jours»

    Le soleil est sorti ce 2 octobre

    Tout était normal pour les survivants de l’opprobre

    Dans la nuit j’ai eu des sueurs froides

    Du type un peux froussardes

    Des règlements de comptes on a presque tous les jours

    Bientôt il y aurait un autre, pour celui là je savais tout

    De la loyauté c’Est-ce que Tous les prisonniers tentent

    Chercher la paix, d’une manière violente

    Les baiseurs on les prend et on les entaille

    Ça prend des points de suture à la Frankenstein

    Oula… de la fumée par la fenêtre d’une cellule

    Merde… ça fait boum… y a des otages et ça brûle !

    Pour la plus part, influencés par de la merde

    Par 5 ou 6 qui n’avait plus rien à perdre

    2 conards bien vus se sont bagarrés

    On s’y attendait pas mais c’est arrivé

    Trafiquants, Homicides, stellionataires

    Une majorité des gamins du primaire

    Une issue que l’état attendait depuis toujours

    Appelez les médecins légistes… il est venu le grand jour!

    Et tout ne dépend que d’un « oui » ou d’un « non »d’un seul homme

    Qui préfère rester neutre par téléphone

    Ratatatà, caviar champagne et langouste

    Fleury est parti déjeuner, que tous aillent se faire foutre

    Des chiens assassins et du gaz lacrimo aussi…

    Les têtes des prisonniers valent un prix

    Dans ce pays les êtres humains peuvent-être jetables vivants

    Comme des couches culottes ou du papier absorbant

    Des prisoniers… bien sur que le system n’en voulait plus

    Et je cache en plus ce que les novelas ont tu

    Ratatatà, ça pisse beaucoup de sang

    Des oreilles, des narines, des bouches ouvertes en grand

    Le seigneur est mon berger…

    Pardonnez vous enfants pour leur péchés

    Ils sont morts sur le ventre, Ce sont les écrits sacrés…

    Sans armes ni secourre, sans reporter pour témoigner

    Dans la gueule des chiens, les bouts des prisonniers

    Dans les puits et les cours les cadavres s’entassés

    Même pas un prêtre pour prier

    Adolf Hitler, venu de l’enfer pour rigoler

    Le Robocop du gouvernement est froid

    Il n’a pas de pitié et est au dessus des lois

    Ratatatà, Fleuri et son clan

    Pourront nager dans une piscine de sang

    Ma déposition ne sera sûrement pas crue

    Je signe : Le 3 octobre, « Journal d’un Détenu »

     

     

     

     

     

    (Texte traduit du portugais

    1/31/2008

    Sauvez l'AMOUR

    Je ne peux pas me fondre en vous

    Pour ne plus entendre vos hurlements de loups

    Cette flamme en vous me brûle à vif

    Me faisant vivre que dans les soins palliatifs

    Sauvez moi

    Ne me laissez pas avoir faim

    Ni affronter le froid

    Vous m’entendrez sur forme de mots

    Assurant les réponses à vos « POURQUOI »

    Comme une fleur qui n’a que besoin d’eau

    Comme les mots qui n’ont besoin que de la voix

    Sauvez l’espoir

    Il ne peut plus se fondre en nous

    Quand y a plus de foi

    C’est qu’il n’y a plus rien du tout

    C’est qu’il n’y a plus le choix

    Sauvez l’amour

    Il crée miraculeusement

    Ajoutant des couleurs sur les contours

    Nous faisant désirer la vie en rampant

     

     

    Anne Marie

    1/15/2008

    Succombe


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    Il suffit d’une fois

    Pour que tu plonges dans le noir

    Pour que les eaux remuées

    Te ramènent au passé

    Pour que la douleur

    Flirt avec ta peur

    Et pour que tu succombes

    En ta liberté

    Telle une colombe

     


    Il faudra te dire

    Ce qu’il y a de pire

    Il faudra te montrer

    Ce qui est plus sensé

    Mais il te faudra entendre

    Ce qu’il reste à apprendre

    Que le bonheur n’est pas figé

    Et le temps emporte les souffrances

    Mais que la raison te serve d’oreiller

     


    Fait un autre voyage

    Dans un creux chaud et humide

    Rêves d’une autre plage

    Quittes tes pensés putrides

    Fais le plein de tes bagages

    Les justes peuvent être aussi cupides

    La vie n’est pas qu’un mauvais présage

    Quand l’amour ne peut pas être placide…

     


     

     

     

    Anne Marie
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    1/10/2008

    Auto Stoppeuse

    Moi la petite fleur

    Au parfum est entrée dans vos cœurs

    Je me meurs dans leur chaleur

    Et Mes cendres ont coulé

    En vos larmes dispersées

    Dans le fleuve de vos pleurs

    Quand le chagrin m’habite

    Je prends ceux qui me quittent

    Pour chercher au lointain

    Des paysages a portée de mains

    Et les visages du lendemain

    Ne viendront pas en vain

    Auto stoppeuse d’affection

    Je n’existe en chaque Vie

    Que pour donner envie

    D’être amis et amants apprentis

    Aux jeux d’interdictions

    De physique et d’attraction

    Anne Marie

     

     

     

    Belle comme une nuit étoilée

     

    Belle comme une nuit étoilée

    Entourée d’émeraudes scintillantes

    De perles autour du cou dévoilé

    De fantaisies étincelantes


    La petite fleur m’est apparue

    Dans un nuage très parfumé

    D’une grande passion retenue

    Comme dans un rêve édulcoré


    Son visage tendre Aux yeux brillants

    Eclairé d’un sourire vivant

    Est son plus éminent diamant

    Qu’elle offre à qui sait lui dire

    Les mots gentils pour le produire

    Il vaut plus cher qu’un grand empire


    Plonger son regard dans le sien

    Nettoie les yeux de nos chagrins

    Plus belles que celles d’un musicien

    J’adore les tenir dans ma main


    Elles savent jouer de si beaux airs

    Que j’aimerai bien être à la place

    Des notes jouées par tant de grâce

    Etre l’objet de ses mystères

    Me donne l’immense plaisir malin

    D’être touché par ses belles mains


    Son corps dessiné pour l’amour

    Me fait désirer ses contours

    Ses pieds mignons et délicieux

    Quand ils me touchent m’emmènent aux cieux


    Je voudrai être pour toujours

    Sur un nuage dans son ciel

    Comme un oiseau qui tourne autour

    Tellement je trouve qu’elle est belle

     

     

     

    LY

     

     

    1/7/2008

    Plus rien


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    Je n’arriverai jamais à oublier ce matin

    Ce rayon de soleil en travers de son visage

    Ce clin d’œil, la tête un peu en arrière

    Ce sourire qui me disait j’aimerai bien

    Le son velouté de sa voix timide

    La soirée qu'on avait passée ensemble

    Ses confidences et ses passions

    Sa gentillesse et sa douceur

    Sont gravés dans mon cœur

    Et rien n'est plus triste

    Qu'un amour qui meurt

    Parce qu'on le tue

    Pour son ardeur

    Qui fait peur à

    Petite fleur

    Au cœur

    Triste

    La vie est un long chemin vers la mort

     

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    Mais qui pourrait oublier le soleil ?

     

    LY

    11/12/2007

    Amazone


    Amazone que tu es sauvage

    Avec tes cheveux longs

    Je le vois dans tes paroles sages

    Et ton monde au balcon

    Et j’admire ton courage

    Qui me fait danser tout en rond

    Quand tu exprimes ta rage

    Je vois bien que pour toi je fonds

    Amas zone remplie de nuages

    Le vent emport’ la pluie

    Et je ne vois plus de mirages

    Le soleil resplendit

    Tout mon ciel se dégage

    Je te remercie mon amie

    Tu as ouvert ma cage

    Tu as mis les pieds dans ma vie

    A ma zone donnes une belle image

    Une fleur couleur d’aurore

    Décris moi bien tous les clivages

    Explique tous mes torts

    Fais de moi bon usage

    Ne laisse pas venir la mort

    Ne tournons pas la page

    Par ce qu’il fait si froid dehors

    Âme à zone tu veux que je nage

    Dans ton cœur de velours

    Et que j’accoste à ton rivage

    J’y trouverai de l’amour

    Rassures toi je m’engage

    Comme un valeureux troubadour

    A trier mes bagages

    Je te charmerai tous les jours

    A maso ne dis pas dressage

    Il faut coexister

    Parlons ensembles de partage

    On a tout à gagner

    Je t’envoie ce message

    En essayant de grappiller

    Comme un vent de passage

    Une bise ou un baiser volé

     

     

    Le Yéti

     


    11/10/2007

    J'Attend de Toi


    J’attend de toi

    Que tu sois moi

    Qui ne suis pas

    Qui ne peut pas

    Qui voudrait bien

    Mais ne sait pas

    J’attend de toi

    Que tu me prennes

    Que tu te donnes

    Main dans la main

    Tu t’abandonnes

    A mes câlins

    J’attend de toi

    Que tu comprennes

    Que tu pardonnes

    Mes tentatives

    Désespérées

    Pour te séduire

    J’attend de toi

    Que tu me dises

    Fais moi la bise

    Viens dans mes bras

    Embrasses moi

    Dis moi je t’aime

    J’attend de toi

    Que tu oublies

    Ce que la vie

    A oublié

    De t’enseigner

    Jolie poupée

    J’attend de toi

    Que tu me crois

    Que tu me vois

    Que ton amour

    Me joue des tours

    Et me libère

     

    Le Yéti


    11/9/2007

    Petit Train Train


    Rien n’arrêtera le petit train

    Qui court tous les matins

    Emportant la belle

    Dans la grisaille

    Pendant que se réveillent

    Tous ceux qui travaillent

    Il y a dans cette course folle

    Tant de bonheur a partagé

    Et toutes les belles paroles

    N’empêcheront pas d’aimer

    La fraîcheur et les lumières

    Du matin qui se lève

    Bien au chaud dans les planches

    La belle cache son visage

    Pendant qu’a chaque virage

    Le train se déhanche

    Je sens mon cœur qui palpite

    Dommage qu on arrive si vite

    Le petit train est fort

    Et roule à toute allure

    Avant que vienne l heure

    Des tartines de confiture

    D’un baiser, d’un café

    Et de tout recommencer

     

    Le Yéti


    11/7/2007

    Tes déssins


    Laisses moi te prendre la main pour t’accompagner

    Pour que tu te prennes dans mon piège sentimental

    Je tisse une étoile comme une coquine araignée

    Et je t’enroule dans mes rêves au fond de ma toile

    Toutes les belles choses de la vie te font oublier

    Celles à côté desquelles tu passes sans le savoir

    Tu m’as confié tous tes souvenirs dessinés

    Je vois là les traits de ta générosité

    Prends ma main dans la tienne pour m’apprendre à t’aimer

    Plonges ton regard dans mes yeux et sèches le brouillard

    Je vide mon cœur pour que tu déshabilles ton corps

    Mais mon plus grand bonheur c’est d’avoir ton cœur d’or

     

    Le Yéti


    11/5/2007

    Dieu

    Toi, lumière imperceptible

    Intérieur, troublant nos esprits

    Logique parfaite, raison incompréhensible

    Donnant des possibilités à la vie

     

    Tu es l’or, l’orge

    Le fer, la forge

    C’est le savoir qu’on s’arroge

    Et les pensées qu’on abroge

    Cette vérité, qu’on égorge

    Coincée au fond de la gorge

    Où la révolution loge

     

    Tu n’es que création

    La création de tes propres inventions

    Invisible à l’œil nu

    En notre cœur, clément

     

    Tu Existes ou pas

    Tu ne fais rien de tes bras

    Y a un tout, qui est en toi

    Et tu es en tout comme une loi

     

    On t’aime, ou pas

    En toi un repère pour ne pas se perdre

    Tu es sur forme d’amour et de foie

    Le sujet favori dans nos exèdres

     

    Tu n’es pas un humain intelligent

    Mais tu est un tout, puissant

    Force gravitationnelle de toute matière

    Agissant dans l’ombre, pour créer la lumière

     

    Tu Es-ce que l’homme désire

    Ce que l’univers entier conspire

    Dieu es amour… et divinité

    Assouvissant aux désirs des mortels, d’éternité

     

     

    Anne Marie

    10/25/2007

    Déclaration


    A part te prendre l’épaule ou la main

    Je n’aurai pas l’audace d’aller plus loin

    De peur d’abuser de toi

    Moi, malin

    Je voudrai t’aimer du soir au matin

    Et c’est a toi de changer ce destin

    Pour que la vie prenne un autre chemin

    Le Yéti

     


    9/28/2007

    Mon Enfant

    Seul l’amour

    Peut me tenir en vie

    Parce que seul l’amour

    Peut me donner envie

    D’être en vie aujourd’hui

    Pour te voir grandi

     

    Seul l’amour

    Soignera tes bobos

    Car seul l’amour

    Pour te rendre aussi beau

    Comme le chant des oiseaux

    Quand tu rêves très haut

     

    J’ai envie de te dire

    Ce qu’un cœur garde en secret

    Que cet amour me remplie de plaisir

    Que depuis toi l’amour n’est plus abstrait

     

    Seul l’amour

    Pourra guider tes pas

    Et je sais que l’amour

    Te fera pleurer de joie

    Parce que cet amour

    Est une richesse qui ne s’acquière pas

    Car elle est en toi

     

    Anne Marie

    9/20/2007

    Ma Diantre

    Je la couvre de baisers

    Dans ses yeux, des pailletés

    Et d’un geste qui la trouble

    Je découvre sa nudité

    Troublant ce compte rendu

    De sa sensualité

     

    Je dessine ses courbes

    Sur la fleur de sa peau pourpre

    Je déguste les méfaits

    Des supplices quand elle est fourbe

     

    Une goûte au goût de lait

    Sur son bas-ventre

    Elle roule dispersée

    À l’encontre de sa fente

    M’emmenant concentré

    Dans la tiédeur de son chantre

     

    Que m’enchantent toutes les fées

    Que m’emporte toutes les diantres

    Pour que je puisse les récompenser

    Dans la fournaise de son antre

     

    Je suis son cavalier

    La serrant dans une étreinte

    Et je lui plante mon épée

    À l’intérieur de l’épicentre

     

    Anne Marie

    Petite Poupée

    C’est une petite poupée amabile

    Née en plein cœur du brésil

    Quelques jours avant le mois d’avril

    En cette terre ou l’amour se fait habile

     

    Tu es en moi

    Je ne t’oublierais jamais

    Au bout de tes grands pas

    Le sol est ferme comme le fer

    Et à l’intérieur de tes bras

    L’immense vide de ton père

     

    Ma petite poupée d’amour

    Tu es une petite canaille

    Tu fais le bonheur du jour

    À coté la beauté est un détail

     

    Tu mets un point d’honneur à la bravoure

    Quand la vie, elle-même défaille

    Petite victime du désamour

    Victimes des victimes qui déraillent

     

    Je dédie mon âme à l’innocence

    À cette petite poupée qui danse

    Le monde serait parfait sans cloisons

    Pour observer de dehors comment c’est dedans

    Et inversement

    Pas facile cette grande amarelle qu’est la vie

    Dans tes moments de frayeur tu te caches sous le lit

    Je ne peux plus te tournoyer dans mes bras tellement tu as grandi

    Ne te berces plus toute seule ma petite poupée chérie

    Ne pouponnes pas tes envies que pour tuer l’ennui

    Ta force tu la dois à la vie, qui a elle aussi, ses intempéries

     

     

    Anne Marie

    9/18/2007

    llona

    Illona vit toute nue

    Souple liberté de ses vertus

    Elle vit dans un monde meilleur

    Sans avoir froid, sans avoir peur

    Elle attend dans l’air du temps, accrocheur

    Et elle y met du cœur

     

    Illona parait être ainsi, adorable

    En ses courbes aux formes très agréables

    Sauterelle volatile, comme l’oiseau

    Damoiselle qui a devant elle, le corps beau

    Faisant tomber tous, les damoiseaux

    À ses jeux sadomaso

     

    Illona a le goût du chic

    Elle trouve en un déclic

    Des objets pointus qui piquent

    Sous le regard du grand public

    Elle ne cache rien de ses trafics

    S’accaparant de tous les cœurs

    Et leurs moeurs qu’elle astique

     

    Mais l’objet des désirs d’illona

    Quand y a plus ses haut, ni ses bas de soie

    C’est d’entendre la douce mélodie d’une voix

    Dans un incessant débat

    De deux cœurs qui battent tout bas

    Aux combats des ses ébats

     

    Anne Marie

    9/12/2007

    L'amour en absence

    Efface ton sourire,

    Ce sont que des souvenirs

    Aujourd’hui c’est différent,

    Plus de place pour avant

     

    Comment te le dire…

    À quoi sert de se mentir ?

    Admets l’évidence

    L’amour en absence

     

    Tu n‘entends plus ton coeur,

    Tu n’oublies pas tes valeurs

    Te livrant au sort,

    En frôlant la mort

     

    Et tu es là

    Un peu loin je crois

    Perdu dans tes pensées,

    Tu es du genre à rêver

     

    Ton cœur n’est pas une boîte à sentiment

    Où tu ranges toutes tes amantes

    Quand l’amour arrive c’est par clandestinité

    Comment l’expulser sans pleurer ?

     

    Et tu la laisses partir

    La retenir vous fera souffrir

    Ne t’attache pas aux sentiments mais aux gens

    Aimons vivre, mais librement

     

    Faut pas croire,

    Tout ton être est « la tendresse »

    L’essence de ton âme c’est ta personnalité

    Gentillesse, délicatesse et la finesse d’une altesse

     

    La vie n’est pas comme dans tous ces romans

    Où l’amour est toujours en premier plan

    Dans cette vie il faut aussi

    S’aimer, en aimant sa propre vie

     

     

     

    Anne Marie

    9/7/2007

    Tolérance

    Dansons dans ces soirées d’hiver

    À nous absurdes, trinquons avec nos verres

    Commémorons ainsi toutes nos guerres

    Jetons nous dans nos bras après les pierres

     

    La tension est dans l’ère

    Éveillant plus de noir, que de lumière

    Tan pis pour ce qu’on enterre

    Dans nos hostilités éphémères

     

    Aussi chatoyante que soit la haine

    Elle n’est pas réservée aux gens qui sèment

    Elle, qui éparpille des cœurs en lambeaux

    Est porté en médaille aussi haute qu’un flambeau

     

    La raison n’est pas aussi forte que le courage

    L’intention c’est de jeter des mots et des actes, pas toujours sages

    Nous avons tous un subconscient rempli de mépris

    Un ultimatum qui refait surface dans notre esprit

     

    Mis à part ses quelques subtilités

    Certains ont le cœur vide et n’aiment pas se vanter

    D’autres, le cœur plein, sont privés de l’exprimer

    Nous sommes au cœur même de la relativité

     

    Les différences de sexes, de physiques, d’opinions, de cultures, de religions et de races

    Sont dans toutes les guerres et responsables de toutes les crasses

    Cette différence joue un rôle important dans l’existence de l’humanité

    La perfection est imparfaite dans le fait de la difficulté

     

    C’est en se regardant faire comme des enfants

    Qu’on arrive à se comprendre comme des grands

    Simplement, n’oublions pas la tolérance

    Comme quand on jouait avec des gosses différents dans notre enfance

     

    Il n’y a pas de différence entre la tolérance, l’acceptation et la permissivité

    Celui qui tolère, accepte et permet les possibilités

    D’être différents enfin, mais pas à inégalités

    Car nous sommes tous différents finalement, mais jamais parfaits.

     

     

    Anne Marie

    Entremet

    deux jolies femmes enlacées dont une assise entrain de caresser de la main gauche le sexe de l'autreet en l'embrassant  dessiné au crayonEntre tes yeux

    Une petite frimousse

    Qui regarde les cieux

    Quand je la bouffe

     

    Mais entre tes lèvres

    Je trouve un bijou

    Et c’est en goûtant à ta fève

    Que je deviens fou

     

    Entre tes jambes

    Un entremet

    Je sais y faire mon ange

    Quand à moi tu te remets

     

    Réserves ton délicieux dessert

    Sous la table c’est si bon le savourer

    Si tu savais, j’ai traversé le désert

    Je t’ai prévenu… Je suis assoiffée

     

    Ho oui… Je te fais souffrir

    Tu es malicieuse Même dans tes rires

    Mais j’en suis sûr que tu joues l’innocente

    Une garce Ingénue, mais appétissante

     

    Contente toi de ton aise

    Toujours chaude comme une braise

    Mais sois audacieuse et déculottée

    Tout ce dont mérite une fessée

     

     

    Anne Marie