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7/8/2008 Poème d'amour du soleil à la terre par Franco-Pol/Poème d'amour de la terre au soleil par Anne MarieMoi , l'astre blanc si rayonnant , qui ait brillé de mille feux depuis la myriade des temps , j'en rougis : je suis amoureux. Je suis Phébus aux yeux ardents , l'alpha et l'oméga d'amour. Je brûle d'être son amant pour une valse sans retour. Un , depuis des milliards d'années , je ne vis que pour cet espoir. Des qu'elle est née , j'ai adoré ce grand coeur bleu dans le grand noir. Moi le levant et le ponant , je deviendrai soleil nova , mes arcs-en-ciel seront déments , mes crépuscules incarnats. J'embrasserai ma bien-aimée de mes aurores boréales , d'un premier , d'un dernier baiser , qui pour nous deux sera fatal. J'emporterai son âme bleue , au-delà de nos firmaments. Notre amour , plus haut que les cieux , sera plus grand que le néant. -----franco-pol..le 28/O6/2008..P-R.P..né..W.. Moi, l’astre bleu si docile Te regarde de mes grands yeux bleus, En ton absence je serais si fragile Sans ton corps céleste si habile, Qui m’éblouis de ses aveux Je suis Vénus de tes passions Et maîtresse de tes rayonnements, Je m’embrase de ton amour ardent Et te tournerais au tour éternellement Deux, depuis que je suis né, Tournant sur moi-même, pour te séduire Mais ne sachant comment t’apprivoiser Sur ton couchant, j’allais me blottir Quand mes yeux bleus océans Brilleront de tous leurs diamants, Je transpirerais par tous mes volcans Pour que levant, tu sois mon amant Embrasses moi délicatement, M’enveloppant des voiles de tes désirs Déposes tes aurores à mon front Pour que printemps fleurissent, de nos plaisirs Anne Marie Pinchemaille 5/21/2008 ScientifiquesInlassablement le temps importe, use, transforme, achève Rien n’est plus, depuis que la conscience des êtres pèsent Pourtant le temps, n’est qu’une simple notion humaine L’homme n’existe, que par le moyen de la domination suprême
La raison de l’univers n’est que pouvoir de transformation Force extraordinaire, conductrice, ne laisse entrevoir aucun horizon Car grandiose et infini, transparent en ses frontières Le plus géant n’est qu’une cellule qui constitue la matière.
Nous, les colonisateurs de l’astre bleu Les plus grands héritiers génétiques du néant azoteux Voulant percer les mystères des origines de son existence Le savoir donne le pouvoir du contrôle par Assistance.
Anne Marie Pinchemaille 5/17/2008 À venirSi la beauté n’était pas le rayon de nos vies Si nos semences généraient d’antidotes interdits Quand les regards dans la brume pourraient distinguer Où s’épuise la soif d’une société
Ils verraient les horizons remplacés par des murs Douteux présent, scabreux passé et l’avenir pas sur… Vien s’ajouter au dégoût le désespoir Nos prisons sont remplies de souvenirs de notre histoire
L’éducation formate la jeune civilisation Les cerveaux seront robotisés en plusieurs versions La vérité est effacée de la grille de nos mémoires Pour que l’illusion prenne la place de nos espoirs
Anne Marie Pinchemaille 5/9/2008 Jeune filleDans les nuances d’une jeune fille au regard perdu Il y a une facette malicieuse de son esprit nu En ses yeux, greffés, les souffrances d’une enfance Elle, prédatrice De l’amour inspirée d’insouciance En un joli corps vit cette très jeune demoiselle Son visage est un décor de romans charnel Soutenu d’un regard à la douceur du miel Elle est la fleur délicate des printemps sensuels
Anne Marie Pinchemaille 4/29/2008 Hymne à la MusiqueDonnez moi des notes de musiques Sur des rythmes d’Afrique au nord de l’arctique La musique est vivante et magique Comme les hautes montagnes et les plages des tropiques C’est la musique… Qui contient l’euphorie du public
On l’aime quand l’amour nous fait rêver Doigts sur la guitare et le cœur à cogner Nos cordes vocales se mettent à vibrer Quand elle frissonne notre corps tout entier C’est la musique… Qui est là et nous fait voyager…
Elle, notre oxygène et notre opium Elle est comme l’esprit pour le médium Elle est la reine de tous les milleniums Elle est comme l’amour… Notre strict minimum
Les instruments mettent des mots en musique Pour qu’on les places dans un rythme dynamique La chanson, mariage de 2 arts Prolifiques Comme 2 cœurs qui battent dans une seule rythmique C’est la musique Et sa voix qui rend tout fantastique…
Musiques faites d’idées et d’émotions Musiques qui crient des hymnes sans noms Musique du grand théâtre qui est la vie Des sons et mélodies d’ailleurs et d’ici… Y a que la musique Qui nous entraîne et nous rend nostalgiques
Elle, notre oxygène et notre opium Elle est comme l’esprit pour le médium Elle est la reine de tous les milleniums Elle est comme l’amour… Notre strict minimum
Anne Marie Pinchemaille 4/21/2008 Petite HirondelleComme une petite hirondelle Qui ne joue plus l’amarelle J’attends le gros ours Qui m’attrapera dans sa course Je sais, je perdrais quelques plumes Car c’est moi qui allume Je m’amuse à faire des figures Attirée par leurs fortes carrures J’ai traversée les déserts de ce monde Je n’ai plus peur du tonnerre qui me gronde Et si ma petite taille me rend si fragile Elle me permet de voler dans les cieux d’avril Les prédateurs, guettent tous mes mouvements Je ne me sens attirée que par les mâles puissants Ils ne sont animés que par le désir de pouvoir me manger La mort se rendrai t-elle séduisante à l’idée d’un baiser ?
Anne Marie Pinchemaille 4/8/2008 For Madam RitchieMa muse… A de l’or Mais la richesse est en elle Il y a de la lumière sur son corps Quand ses mystères se déterrent Pendant que je dors Que mes rêves s’amoncellent Il y a de l’ombre sur mon corps Où mes mystères s’y enterrent Elle pose dans ses airs de photogénie Spectatrice de sa propre gloire Accablée par ses desseins acquis Étourdie par les arts et pouvoirs Je me voile, mais d’admiration Mon énigmatique visage n’a pas de nom Que serais de l’ombre sans la lumière Et de nos esprits… Sans nos chairs… Des âmes sœurs meurent Sans s’être jamais rencontrées Intime lien n’existant qu’à l’intérieur Ce même lien qui nous permet d’exister Ma muse, madone Ce sont nos vies qui nous conditionnent À notre insu l’amour fusionne Pour quelqu‘un… Qui nous passionne… Saches, chère et tendre… nonny Que dans les vérités brutales de ce monde Les âmes charitables sont amies II’m because you are… madame Ritchie
Anne Marie Pinchemaille 3/20/2008 ESPRITL’esprit qui dérive dans des rêves et illusions Assoiffé d’aventures et de terres sans noms S’enrichit de lumière et d’infinis horizons Se nourrit d’énergie pour un plein d’émotions L’esprit qui divague sans limites dans le temps Sait voler au-delà où souffle le vent Sait entendre le silence des soleils constants Aime Boire dans les sourires des êtres innocents L’esprit qui est libre de sa maison charnelle Partisan de la vie pour ses actes conceptuels Ne s’attache pas à la chair ou rien de matériel Sème la bonté pour son effet éternel L’esprit voyageur ne vieillit pas, il s’assagit Il apaise les victimes de la démagogie Fait don de son amour et son savoir acquis Attendrit les injustes et leur enseigne le repenti
Anne Marie Pinchemaille 3/18/2008 Place à l'AMOURCe sont les contours de l’amour Sur un tour de passe-passe L’amour, qui nous Joux des tours Nous flattant de tant de grâce Quand il nous tourne autour Dans son piège il nous enlace Son fort poison est sans retour Et seul son remède est efficace Oui… faisons Place à l’amour Car nul ne le remplace Il demeure dans les faubourgs Des cœurs qui s’entrelacent Puisqu’il nous entoure Rendant le monde plus vérace Et toute en haut de nos tours Le pouvoir qui le menace
Anne Marie Pinchemaille 3/10/2008 FrankTu es en leurs sourires Un enfant dans des cœurs d’enfants Ils t’ont, comme leur meilleur souvenir Tu les as, comme tes plus beaux instants
Le soleil, l’océan et même le paradis Ne leur procure pas la joie de leurs envies Toi, leur pilier, leur ciment Tu n’as fait que passer en coup de vent
Vous êtes si chers à mon cœur Parfois pour toi, pour eux, je pleure Pourtant je sais… tu les as en toi Cet éloignement fait honneur à qui… Et à quoi…
Il est vrai que je t’aime Frank Aussi fort que j’aime nos enfants Qu’est ce qui pour toi est plus important ? Ce que nous avons, pourtant… est si grand…
Notre vie, n’est pas tombée dans l’oubli Ce grand lit, tiédi, par des larmes de mélancolie Où s’imprégnait le désespoir, dans le moindre repli Aussi affolant que la tristesse dans nos cris
Je te demande pardon Et je te dis merci… Pardon pour les mauvais moments Merci pour m’avoir rendu la vie.
Tu es si loin Es ce que tu partages nos chagrins ? Je te retrouve dans leur traits Un d’entre eux, est bien plus que ton portrait…
Je pense souvent au futur À ce pouvoir, qui fera tomber ce mur Et ses brisures… Soigneront-elles nos blessures ?
Anne Marie Pinchemaille 3/5/2008 DavidSur ce banc à se blottir Il y a des bras qui délivrent Elle, l’étoile qui attire Lui la vague qui dérive Elle Était ce qu’il respire Et lui, sa raison de vivre
Pour lui, elle voulait devenir La seule qui enivre Mais lui, décidait de l’interdire De ce qui la faisait survivre Si pour lui aimer c’est souffrir Pour elle, souffrir c’est vivre
Ne changes pas D’avid C’est ainsi qu’elle te voit Divin Le désir n’est qu’une question d’envies Le sexe n’est qu’un sacré festin L’amour né sans préavis Quand l’avenir est incertain
Elle t’a tout donné Tu étais dans son cœur Mais tu avais la clef On ne nous apprend pas à aimer Ceux, qui ne font que passer.
Anne Marie Pinchemaille 3/4/2008 PenséesAimer pour être aimé, c'est de l'Homme. Aimer pour aimer, c'est de l'Ange. Graziella (Alphonse de Lamartine) La vie n’est pas qu’un ciel gris C’est le soleil qui m’a dit… Anne Marie Le ballet de tes sentiments, roule sur mon corps comme des diamants Je n’aime pas la richesse, je préfère la tristesse puisqu’on est franc. Anne Marie Tous les sourires du monde ne pourront jamais effacer, ton ombre dans mon cœur ensoleillé. Anne Marie Droguée, dépendante et accro, je crack pour l'amour. Anne Marie Je ne veux que sentir ton souffle sur mon visage. Il n’y a que dans tes bras que je suis bien en cage. Si Tu ne veux plus de moi, le chagrin se fera roi. Anne Marie C’est pas ce qui est beau qu’on aime, c’es ce qu’on aime qui est beau Patricia Beaucoup de bonheur se perd à le chercher... Christian « Avec de la jalousie certains génies font de l’opéra, d’autres moins doués fabriquent des faits divers. »(Dan AuRousseau, Bleu de chauffe) On peut dire que la passion est une étincelle, sur tout quand on pense à la durée… Anne Marie Ok l’amour est une étincelle, pour alimenter sa flamme, quelle serait la combustion ? Anne Marie En amour, lorsque l’étincelle est en manque de combustion, à défaut d’autre chose l’alcool est toujours mieux que rien. Anne Marie « Seul la mort rend immortel. » (Frédéric Beigbeder, Windows on the World) La tristesse en cœur, l’âme en pleur, mon amour, offres moi des fleurs, pas que si je meure. Anne Marie Notre amour ressemble à des milliers de pots de fleurs, sans fleurs Anne Marie Je suis la petite fleur de ton jardin, qui n’a besoin que de tes mains, pour me cueillir, il faut en prendre le plus grand soin. Anne Marie Si j’étais 1 papillon et toi ma petite fleur, je ne me lasserais jamais de butiner ton cœur. Thierry Mon bel amour rêvasse de printemps embrasés, la rose qui est en moi rougit songeant à nos feuilles enlacées. Anne Marie Le monde des enfantsLe monde est plus abordable Construit dans un bac à sable Le rêve est l’abri Et le refuge de l’esprit Anne Marie Pinchemaille 2/28/2008 MémoireIl s’agit maintenant d’images mémorisées D’une mémoire où se révolte le passé De ces passages où seul la beauté Pouvait s’inscrire sur les visages Des portraits chatoyants Neutre d’histoire Et ses airs vivants Remplissent ma mémoire La création est derrière un masque Tout empire est ostentatoire Car l’être demeure charnel et fantasque De civilisations frivoles et dérisoire
Anne Marie Pinchemaille 2/7/2008 Même les étoiles meurentTu sais mon amie Nous avons eu ce cadeau Que nous appelons la vie Elle se vantait câline mais c’est faux S’est promise, longue, mais Elle a menti Elle nous a menée en bateau Faites beau voyage nous a- t’Elle dit Le bonheur c’était être sur l’eau Et la nage était un moment d’orgie Sur ce tapi dense d’immensité Où le ciel nous enveloppa de sa beauté Où il n’était jamais question d’ancrage Et nos rêves n’étaient que soleil et plages Qu’il faisait bon, s’enivrer du vent Libres comme des oiseaux, pures comme leurs chants Le bonheur nous rendait beaux, panachés de sentiments Le désir n’était qu’un horizon des flots au soleil levant L’aurore nous donna sa texture, son parfum et son goût Elle nous détacha de la luxure et de la mer Nous enseignant de vivre que par amour Et nous assoiffant en réchauffant l’atmosphère J’aime encore y penser Quand nos ambitions n’étaient que paysages Nous nous contentions de les contempler Et quand nous accostions à ses rivages Je n’ai pas vu de mes yeux et n’ai pas pu trembler Notre bateau meurtri par un immense orage Notre ciel si limpide a été brisé Et la mer qui se leva en une immense vague Toute cette masse d’eau si légère qui nous portait Pouvait soudainement devenir si lourde Sa lourdeur pouvant nous naufrager Transformant notre sang en couleur pourpre Des nélombos étaient le jardin de notre maison Les requins nos animaux, l’amour sa cargaison Notre noyade ressemble à un repos d’enfants Notre vie fragile comme les fleurs du printemps Les saisons sont éternelles et demeurent Où même les étoiles meurent.
Anne Marie Pinchemaille 2/5/2008 Journal dun DetenuTexte adapté Interprété par Racionais MC São Paulo, le 1er octobre 1992, 8 h du matin.
Je suis ici, un jour encore Sous le regard sanguinolent des gardes dehors Tu ne sais pas ce que c’est d’avoir tout nos pas Et notre tête sur la mire d’une HK Mitraillette allemande ou israélienne, J’ai entendu parler Déchire un mec comme du papier Sur le mirador, debout Juste un citadin c’est tout Servant l’état, le PM s’adonne Parce qu’il a faim il se prend pour Charles Bronson Il devine mes désires et même mieux, Il devine mes pensées Aujourd’hui le temps est pluvieux La tension est dans l’air de cette journée Plusieurs ont essayés de fuguer C’est sûr moi aussi, je veux essayer Tu sais mec, dans les milieux carcéraux La chance n’est pas entre 1 et 100, elle est zéro Es ce que Dieu a entendu mes prières Es ce que le juge me sortira de derrière ses barrières J’ai envoyé à mon frère un message « Touches à la drogue… Et je te casse la gueule grave » Il est toujours avec la même meuf Belle mine jamais arrêtée par un ceuf J’ai pris un jour de moins ou un jour de plus, je ne sais plus trop… Je m’en fou, ici tous les jours sont égaux J’allume ma cigarette et je vois le jour passer Je tue le temps pour qu’il ne puisse pas me tuer Un homme c’est un homme et une femme c’est une femme voilà Un violeur… c’est différent n’es ce pas ? Prend des coups tout le temps, saigne et baise les pieds Meure se vidant de son sang, payant tous ses péchés Chaque détenu une mère, une croyance Chaque crime, une sentence Chaque sentence un motif, une histoire de larmes Souffrances de tous genres et corruption de son âme Abandon, haine, misère dans un seul contenu Tous ça dans la vie et vous avez un détenu Dans les couloirs, dans les cours et cellules tout le monde se plaint Au tour, dedans et dans tous les coins Mais je connais le system vieux, ici n’y a pas de saint Ratatata… c’est juste que je veuille éviter Qu’un conard puisse faire ma mère pleurer Ma parole a de l’honneur et me protège Me permettant de survivre au pays où règne les pantalons beiges Tic, tac, il est encore 9:40 La montre en taule avance en camera lente Ratatata… Encore un métro qui va passer Avec des gens biens, mais trop pressés Lisant le journal, satisfaits, hypocrites à en crever Enragés, tous en direction du centre pour bosser Ils regardent vers ici, curieux, c’est Logique Sauf qu’ici ce n’est pas le parc zoologique Nos vies n’ont même pas autant de valeurs Que vos téléphones portables et vos ordinateurs Aujourd’hui sans soleil c’est dur dans la taule Ça veut dire pas de visites, pas de football Y a quelques taulards, pas très malins Ils ne supportent pas l’ennui, et font chier ces puteins Je remercie Dieu et la vierge pour tout Car il ne me reste plus qu’un an, 3 mois et 7 jour Y a une cellule en haut, abandonnée Depuis mardi on ouvre pour rien, ça reste fermé Y a cette odeur de mort et de détergent Une cellule désertée par son occupant En tout cas lui, plus jamais il ne se plaindra Hier dans la nuit il s’est pendu avec un drap Lequel ? Pourquoi ? Qui le sait, ça ne compte pas Il avait encore 6 à tirer, et pas que des mois… Pour un homme, y a rien de plus aberrant Que l’abandon de ses propres parents Alors ptit con… vien là, tu cherches quoi ? Une place ici n’attend qu’après toi Prends tous tes articles électroniques importés Et ton curriculum criminel pour te torcher rappelle toi que la vie de bandit est sans futur Ta gueule devient pâle de ce coté du mur T’a déjà entendu parlé de Lucifer Qui est venu de l’enfer pour nous faire peur Un jour… dans la prison du Carandiru… Il n’était qu’un détenu de plus Mangeant du moisi à base de pneumonie Ici il y a les frères des quartiers chauds Jardin Brasil, Mogi, Parelheiro Jardin d’Abril et Osasco Heliópolis, Itapevi, Bela Vista Paraisópolis, Jardin Angela En pénitentiaire les voleurs sont des types bien Mais pour l’état c’est qu’un numéro, plus rien 9 sections, 7000 hommes à Carandiru Qui coûte 300 reais par mois et par individu Ma dernière visite quand ptit black est venu ici Il m’a apporté un fruit, des « malboro » et des»free» J’ai appris qu’un sale type est revenu au quartier encore Avec une Kadett rouge et la plaque de « Salvador » Il insulte et viole la plus part du temps s’y prend pour un caïd avec un 9 millimètres sous son blouson Moi: - « Et houais alors ptit black, viens là, raconte… et les frères ou ils sont passés? Tu te rappelles de cette tapette qui a essayé de me tuer? » Black: - »Ce putain de ma queue, malfrat, cocu heureux? Ce défoncé qui envoyait sa meuf se faire foutre. Vierge, mineur et maintenant elle suce pour de la poudre. » Moi: - »J’aime pas ces histoires… Quand j’s’rais dehors il va voir… » Black: - »La terre tourne, il peut même venir là. » Moi: - »Non non, bientôt mon procès va arriver Je veux sortir, je veux changer. Si je le coince celui-là y aura pas de bang bang du tout Et je signerais encore pour cent vingt et un jours» Le soleil est sorti ce 2 octobre Tout était normal pour les survivants de l’opprobre Dans la nuit j’ai eu des sueurs froides Du type un peux froussardes Des règlements de comptes on a presque tous les jours Bientôt il y aurait un autre, pour celui là je savais tout De la loyauté c’Est-ce que Tous les prisonniers tentent Chercher la paix, d’une manière violente Les baiseurs on les prend et on les entaille Ça prend des points de suture à la Frankenstein Oula… de la fumée par la fenêtre d’une cellule Merde… ça fait boum… y a des otages et ça brûle ! Pour la plus part, influencés par de la merde Par 5 ou 6 qui n’avait plus rien à perdre 2 conards bien vus se sont bagarrés On s’y attendait pas mais c’est arrivé Trafiquants, Homicides, stellionataires Une majorité des gamins du primaire Une issue que l’état attendait depuis toujours Appelez les médecins légistes… il est venu le grand jour! Et tout ne dépend que d’un « oui » ou d’un « non »d’un seul homme Qui préfère rester neutre par téléphone Ratatatà, caviar champagne et langouste Fleury est parti déjeuner, que tous aillent se faire foutre Des chiens assassins et du gaz lacrimo aussi… Les têtes des prisonniers valent un prix Dans ce pays les êtres humains peuvent-être jetables vivants Comme des couches culottes ou du papier absorbant Des prisoniers… bien sur que le system n’en voulait plus Et je cache en plus ce que les novelas ont tu Ratatatà, ça pisse beaucoup de sang Des oreilles, des narines, des bouches ouvertes en grand Le seigneur est mon berger… Pardonnez vous enfants pour leur péchés Ils sont morts sur le ventre, Ce sont les écrits sacrés… Sans armes ni secourre, sans reporter pour témoigner Dans la gueule des chiens, les bouts des prisonniers Dans les puits et les cours les cadavres s’entassés Même pas un prêtre pour prier Adolf Hitler, venu de l’enfer pour rigoler Le Robocop du gouvernement est froid Il n’a pas de pitié et est au dessus des lois Ratatatà, Fleuri et son clan Pourront nager dans une piscine de sang Ma déposition ne sera sûrement pas crue Je signe : Le 3 octobre, « Journal d’un Détenu »
(Texte traduit du portugais par Anne Marie Pinchemaille) 1/31/2008 Sauvez l'AMOURJe ne peux pas me fondre en vous Pour ne plus entendre vos hurlements de loups Cette flamme en vous me brûle à vif Me faisant vivre que dans les soins palliatifs Sauvez moi Ne me laissez pas avoir faim Ni affronter le froid Vous m’entendrez sur forme de mots Assurant les réponses à vos « POURQUOI » Comme une fleur qui n’a que besoin d’eau Comme les mots qui n’ont besoin que de la voix Sauvez l’espoir Il ne peut plus se fondre en nous Quand y a plus de foi C’est qu’il n’y a plus rien du tout C’est qu’il n’y a plus le choix Sauvez l’amour Il crée miraculeusement Ajoutant des couleurs sur les contours Nous faisant désirer la vie en rampant
Anne Marie Pinchemaille 1/15/2008 Succombe
Il suffit d’une fois Pour que tu plonges dans le noir Pour que les eaux remuées Te ramènent au passé Pour que la douleur Flirt avec ta peur Et pour que tu succombes En ta liberté Telle une colombe
Ce qu’il y a de pire Il faudra te montrer Ce qui est plus sensé Mais il te faudra entendre Ce qu’il reste à apprendre Que le bonheur n’est pas figé Et le temps emporte les souffrances Mais que la raison te serve d’oreiller
Dans un creux chaud et humide Rêves d’une autre plage Quittes tes pensés putrides Fais le plein de tes bagages Les justes peuvent être aussi cupides La vie n’est pas qu’un mauvais présage Quand l’amour ne peut pas être placide…
Anne Marie Pinchemaille
1/10/2008 Auto StoppeuseMoi la petite fleur Au parfum est entrée dans vos cœurs Je me meurs dans leur chaleur Et Mes cendres ont coulé En vos larmes dispersées Dans le fleuve de vos pleurs Quand le chagrin m’habite Je prends ceux qui me quittent Pour chercher au lointainDes paysages a portée de mains Et les visages du lendemain Ne viendront pas en vain Auto stoppeuse d’affection Je n’existe en chaque Vie Que pour donner envie D’être amis et amants apprentis Aux jeux d’interdictions De physique et d’attraction Anne Marie Pinchemaille
Belle comme une nuit étoilée
Belle comme une nuit étoilée Entourée d’émeraudes scintillantes De perles autour du cou dévoilé De fantaisies étincelantes
Dans un nuage très parfumé D’une grande passion retenue Comme dans un rêve édulcoré
Eclairé d’un sourire vivant Est son plus éminent diamant Qu’elle offre à qui sait lui dire Les mots gentils pour le produire Il vaut plus cher qu’un grand empire
Nettoie les yeux de nos chagrins Plus belles que celles d’un musicien J’adore les tenir dans ma main
Que j’aimerai bien être à la place Des notes jouées par tant de grâce Etre l’objet de ses mystères Me donne l’immense plaisir malin D’être touché par ses belles mains
Me fait désirer ses contours Ses pieds mignons et délicieux Quand ils me touchent m’emmènent aux cieux
Sur un nuage dans son ciel Comme un oiseau qui tourne autour Tellement je trouve qu’elle est belle
LY
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