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Mon Journal Intime

J’ai mis en ligne des textes qui sont mes créations. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, toutes les critiques seront constructives. Avertissement: Tous ces textes sont en effet propriété Et soumis aux droits d’auteurs ou des maisons d'édition. Merci.
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7/8/2008

Poème d'amour du soleil à la terre par Franco-Pol/Poème d'amour de la terre au soleil par Anne Marie


Moi , l'astre blanc si rayonnant ,

qui ait brillé de mille feux

depuis la myriade des temps ,

j'en rougis : je suis amoureux.

Je suis Phébus aux yeux ardents ,

l'alpha et l'oméga d'amour.

Je brûle d'être son amant

pour une valse sans retour.

Un , depuis des milliards d'années ,

je ne vis que pour cet espoir.

Des qu'elle est née , j'ai adoré

ce grand coeur bleu dans le grand noir.

Moi le levant et le ponant ,

je deviendrai soleil nova ,

mes arcs-en-ciel seront déments ,

mes crépuscules incarnats.

J'embrasserai ma bien-aimée

de mes aurores boréales ,

d'un premier , d'un dernier baiser ,

qui pour nous deux sera fatal.

J'emporterai son âme bleue ,

au-delà de nos firmaments.

Notre amour , plus haut que les cieux ,

sera plus grand que le néant.

-----franco-pol..le 28/O6/2008..P-R.P..né..W..

Moi, l’astre bleu si docile

Te regarde de mes grands yeux bleus,

En ton absence je serais si fragile

Sans ton corps céleste si habile,

Qui m’éblouis de ses aveux

Je suis Vénus de tes passions

Et maîtresse de tes rayonnements,

Je m’embrase de ton amour ardent

Et te tournerais au tour éternellement

Deux, depuis que je suis né,

Tournant sur moi-même, pour te séduire

Mais ne sachant comment t’apprivoiser

Sur ton couchant, j’allais me blottir

Quand mes yeux bleus océans

Brilleront de tous leurs diamants,

Je transpirerais par tous mes volcans

Pour que levant, tu sois mon amant

Embrasses moi délicatement,

M’enveloppant des voiles de tes désirs

Déposes tes aurores à mon front

Pour que printemps fleurissent, de nos plaisirs

Anne Marie Pinchemaille

5/21/2008

Scientifiques

Inlassablement le temps importe, use, transforme, achève

Rien n’est plus, depuis que la conscience des êtres pèsent

Pourtant le temps, n’est qu’une simple notion humaine

L’homme n’existe, que par le moyen de la domination suprême

 

La raison de l’univers n’est que pouvoir de transformation

Force extraordinaire, conductrice, ne laisse entrevoir aucun horizon

Car grandiose et infini, transparent en ses frontières

Le plus géant n’est qu’une cellule qui constitue la matière.

 

Nous, les colonisateurs de l’astre bleu

Les plus grands héritiers génétiques du néant azoteux

Voulant percer les mystères des origines de son existence

Le savoir donne le pouvoir du contrôle par Assistance.

 

Anne Marie Pinchemaille

5/17/2008

À venir


Si la beauté n’était pas le rayon de nos vies

Si nos semences généraient d’antidotes interdits

Quand les regards dans la brume pourraient distinguer

Où s’épuise la soif d’une société

 

Ils verraient les horizons remplacés par des murs

Douteux présent, scabreux passé et l’avenir pas sur…

Vien s’ajouter au dégoût le désespoir

Nos prisons sont remplies de souvenirs de notre histoire

 

L’éducation formate la jeune civilisation

Les cerveaux seront robotisés en plusieurs versions

La vérité est effacée de la grille de nos mémoires

Pour que l’illusion prenne la place de nos espoirs

 

 

Anne Marie Pinchemaille

5/9/2008

Jeune fille


Dans les nuances d’une jeune fille au regard perdu

Il y a une facette malicieuse de son esprit nu

En ses yeux, greffés, les souffrances d’une enfance

Elle, prédatrice De l’amour inspirée d’insouciance

En un joli corps vit cette très jeune demoiselle

Son visage est un décor de romans charnel

Soutenu d’un regard à la douceur du miel

Elle est la fleur délicate des printemps sensuels

 

 

Anne Marie Pinchemaille

4/29/2008

Hymne à la Musique


Donnez moi des notes de musiques

Sur des rythmes d’Afrique au nord de l’arctique

La musique est vivante et magique

Comme les hautes montagnes et les plages des tropiques

C’est la musique…

Qui contient l’euphorie du public

 

On l’aime quand l’amour nous fait rêver

Doigts sur la guitare et le cœur à cogner

Nos cordes vocales se mettent à vibrer

Quand elle frissonne notre corps tout entier

C’est la musique…

Qui est là et nous fait voyager…

 

Elle, notre oxygène et notre opium

Elle est comme l’esprit pour le médium

Elle est la reine de tous les milleniums

Elle est comme l’amour… Notre strict minimum

 

Les instruments mettent des mots en musique

Pour qu’on les places dans un rythme dynamique

La chanson, mariage de 2 arts Prolifiques

Comme 2 cœurs qui battent dans une seule rythmique

C’est la musique

Et sa voix qui rend tout fantastique…

 

Musiques faites d’idées et d’émotions

Musiques qui crient des hymnes sans noms

Musique du grand théâtre qui est la vie

Des sons et mélodies d’ailleurs et d’ici…

Y a que la musique

Qui nous entraîne et nous rend nostalgiques

 

Elle, notre oxygène et notre opium

Elle est comme l’esprit pour le médium

Elle est la reine de tous les milleniums

Elle est comme l’amour… Notre strict minimum

 

 

 

 

 

Anne Marie Pinchemaille


4/21/2008

Petite Hirondelle


Comme une petite hirondelle

Qui ne joue plus l’amarelle

J’attends le gros ours

Qui m’attrapera dans sa course

Je sais, je perdrais quelques plumes

Car c’est moi qui allume

Je m’amuse à faire des figures

Attirée par leurs fortes carrures

J’ai traversée les déserts de ce monde

Je n’ai plus peur du tonnerre qui me gronde

Et si ma petite taille me rend si fragile

Elle me permet de voler dans les cieux d’avril

Les prédateurs, guettent tous mes mouvements

Je ne me sens attirée que par les mâles puissants

Ils ne sont animés que par le désir de pouvoir me manger

La mort se rendrai t-elle séduisante à l’idée d’un baiser ?

 

 

 

 

Anne Marie Pinchemaille

4/8/2008

For Madam Ritchie

Ma muse… A de l’or

Mais la richesse est en elle

Il y a de la lumière sur son corps

Quand ses mystères se déterrent

Pendant que je dors

Que mes rêves s’amoncellent

Il y a de l’ombre sur mon corps

Où mes mystères s’y enterrent

Elle pose dans ses airs de photogénie

Spectatrice de sa propre gloire

Accablée par ses desseins acquis

Étourdie par les arts et pouvoirs

Je me voile, mais d’admiration

Mon énigmatique visage n’a pas de nom

Que serais de l’ombre sans la lumière

Et de nos esprits… Sans nos chairs…

Des âmes sœurs meurent

Sans s’être jamais rencontrées

Intime lien n’existant qu’à l’intérieur

Ce même lien qui nous permet d’exister

Ma muse, madone

Ce sont nos vies qui nous conditionnent

À notre insu l’amour fusionne

Pour quelqu‘un… Qui nous passionne…

Saches, chère et tendre… nonny

Que dans les vérités brutales de ce monde

Les âmes charitables sont amies

II’m because you are… madame Ritchie

 

 

Anne Marie Pinchemaille

3/20/2008

ESPRIT

L’esprit qui dérive dans des rêves et illusions

Assoiffé d’aventures et de terres sans noms

S’enrichit de lumière et d’infinis horizons

Se nourrit d’énergie pour un plein d’émotions

L’esprit qui divague sans limites dans le temps

Sait voler au-delà où souffle le vent

Sait entendre le silence des soleils constants

Aime Boire dans les sourires des êtres innocents

L’esprit qui est libre de sa maison charnelle

Partisan de la vie pour ses actes conceptuels

Ne s’attache pas à la chair ou rien de matériel

Sème la bonté pour son effet éternel

L’esprit voyageur ne vieillit pas, il s’assagit

Il apaise les victimes de la démagogie

Fait don de son amour et son savoir acquis

Attendrit les injustes et leur enseigne le repenti

 

 

Anne Marie Pinchemaille

3/18/2008

Place à l'AMOUR

Ce sont les contours de l’amour

Sur un tour de passe-passe

L’amour, qui nous Joux des tours

Nous flattant de tant de grâce

Quand il nous tourne autour

Dans son piège il nous enlace

Son fort poison est sans retour

Et seul son remède est efficace

Oui… faisons Place à l’amour

Car nul ne le remplace

Il demeure dans les faubourgs

Des cœurs qui s’entrelacent

Puisqu’il nous entoure

Rendant le monde plus vérace

Et toute en haut de nos tours

Le pouvoir qui le menace

 

Anne Marie Pinchemaille


3/10/2008

Frank

Tu es en leurs sourires

Un enfant dans des cœurs d’enfants

Ils t’ont, comme leur meilleur souvenir

Tu les as, comme tes plus beaux instants

 

Le soleil, l’océan et même le paradis

Ne leur procure pas la joie de leurs envies

Toi, leur pilier, leur ciment

Tu n’as fait que passer en coup de vent

 

Vous êtes si chers à mon cœur

Parfois pour toi, pour eux, je pleure

Pourtant je sais… tu les as en toi

Cet éloignement fait honneur à qui… Et à quoi…

 

Il est vrai que je t’aime Frank

Aussi fort que j’aime nos enfants

Qu’est ce qui pour toi est plus important ?

Ce que nous avons, pourtant… est si grand…

 

Notre vie, n’est pas tombée dans l’oubli

Ce grand lit, tiédi, par des larmes de mélancolie

Où s’imprégnait le désespoir, dans le moindre repli

Aussi affolant que la tristesse dans nos cris

 

Je te demande pardon

Et je te dis merci…

Pardon pour les mauvais moments

Merci pour m’avoir rendu la vie.

 

Tu es si loin

Es ce que tu partages nos chagrins ?

Je te retrouve dans leur traits

Un d’entre eux, est bien plus que ton portrait…

 

Je pense souvent au futur

À ce pouvoir, qui fera tomber ce mur

Et ses brisures…

Soigneront-elles nos blessures ?

 

 

Anne Marie Pinchemaille

3/5/2008

David


Sur ce banc à se blottir

Il y a des bras qui délivrent

Elle, l’étoile qui attire

Lui la vague qui dérive

Elle Était ce qu’il respire

Et lui, sa raison de vivre

 

Pour lui, elle voulait devenir

La seule qui enivre

Mais lui, décidait de l’interdire

De ce qui la faisait survivre

Si pour lui aimer c’est souffrir

Pour elle, souffrir c’est vivre

 

Ne changes pas D’avid

C’est ainsi qu’elle te voit Divin

Le désir n’est qu’une question d’envies

Le sexe n’est qu’un sacré festin

L’amour né sans préavis

Quand l’avenir est incertain

 

Elle t’a tout donné

Tu étais dans son cœur

Mais tu avais la clef

On ne nous apprend pas à aimer

Ceux, qui ne font que passer.

 

 

Anne Marie Pinchemaille

3/4/2008

Pensées


Aimer pour être aimé, c'est de l'Homme. Aimer pour aimer, c'est de l'Ange.

Graziella (Alphonse de Lamartine)

La vie n’est pas qu’un ciel gris

C’est le soleil qui m’a dit…

Anne Marie

Le ballet de tes sentiments, roule sur mon corps comme des diamants

Je n’aime pas la richesse, je préfère la tristesse puisqu’on est franc.

Anne Marie

Tous les sourires du monde ne pourront jamais effacer, ton ombre dans mon cœur ensoleillé.

Anne Marie

Droguée, dépendante et accro, je crack pour l'amour.

Anne Marie

Je ne veux que sentir ton souffle sur mon visage. Il n’y a que dans tes bras que je suis bien en cage. Si Tu ne veux plus de moi, le chagrin se fera roi.

Anne Marie

C’est pas ce qui est beau qu’on aime, c’es ce qu’on aime qui est beau

Patricia

Beaucoup de bonheur se perd à le chercher...

Christian

« Avec de la jalousie certains génies font de l’opéra, d’autres moins doués fabriquent des faits divers.

 »(Dan AuRousseau, Bleu de chauffe)

On peut dire que la passion est une étincelle, sur tout quand on pense à la durée…

Anne Marie

Ok l’amour est une étincelle, pour alimenter sa flamme, quelle serait la combustion ?

Anne Marie

En amour, lorsque l’étincelle est en manque de combustion, à défaut d’autre chose l’alcool est toujours mieux que rien.

Anne Marie

« Seul la mort rend immortel. 

» (Frédéric Beigbeder, Windows on the World)

La tristesse en cœur, l’âme en pleur, mon amour, offres moi des fleurs, pas que si je meure.

Anne Marie

Notre amour ressemble à des milliers de pots de fleurs, sans fleurs

Anne Marie

Je suis la petite fleur de ton jardin, qui n’a besoin que de tes mains, pour me cueillir, il faut en prendre le plus grand soin.

Anne Marie

Si j’étais 1 papillon et toi ma petite fleur, je ne me lasserais jamais de butiner ton cœur. 

Thierry

Mon bel amour rêvasse de printemps embrasés, la rose qui est en moi rougit songeant à nos feuilles enlacées.

Anne Marie

Le monde des enfants

Le monde est plus abordable

Construit dans un bac à sable

Le rêve est l’abri

Et le refuge de l’esprit

Anne Marie Pinchemaille

2/28/2008

Mémoire


Il s’agit maintenant d’images mémorisées

D’une mémoire où se révolte le passé

De ces passages où seul la beauté

Pouvait s’inscrire sur les visages

Des portraits chatoyants

Neutre d’histoire

Et ses airs vivants

Remplissent ma mémoire

La création est derrière un masque

Tout empire est ostentatoire

Car l’être demeure charnel et fantasque

De civilisations frivoles et dérisoire

 

Anne Marie Pinchemaille


2/7/2008

Même les étoiles meurent

Tu sais mon amie

Nous avons eu ce cadeau

Que nous appelons la vie

Elle se vantait câline mais c’est faux

S’est promise, longue, mais Elle a menti

Elle nous a menée en bateau

Faites beau voyage nous a- t’Elle dit

Le bonheur c’était être sur l’eau

Et la nage était un moment d’orgie

Sur ce tapi dense d’immensité

Où le ciel nous enveloppa de sa beauté

Où il n’était jamais question d’ancrage

Et nos rêves n’étaient que soleil et plages

Qu’il faisait bon, s’enivrer du vent

Libres comme des oiseaux, pures comme leurs chants

Le bonheur nous rendait beaux, panachés de sentiments

Le désir n’était qu’un horizon des flots au soleil levant

L’aurore nous donna sa texture, son parfum et son goût

Elle nous détacha de la luxure et de la mer

Nous enseignant de vivre que par amour

Et nous assoiffant en réchauffant l’atmosphère

J’aime encore y penser

Quand nos ambitions n’étaient que paysages

Nous nous contentions de les contempler

Et quand nous accostions à ses rivages

Je n’ai pas vu de mes yeux et n’ai pas pu trembler

Notre bateau meurtri par un immense orage

Notre ciel si limpide a été brisé

Et la mer qui se leva en une immense vague

Toute cette masse d’eau si légère qui nous portait

Pouvait soudainement devenir si lourde

Sa lourdeur pouvant nous naufrager

Transformant notre sang en couleur pourpre

Des nélombos étaient le jardin de notre maison

Les requins nos animaux, l’amour sa cargaison

Notre noyade ressemble à un repos d’enfants

Notre vie fragile comme les fleurs du printemps

Les saisons sont éternelles et demeurent

Où même les étoiles meurent.

 

 

 

Anne Marie Pinchemaille

2/5/2008

Journal dun Detenu

Texte adapté

Interprété par Racionais MC

São Paulo, le 1er octobre 1992, 8 h du matin.

 

Je suis ici, un jour encore

Sous le regard sanguinolent des gardes dehors

Tu ne sais pas ce que c’est d’avoir tout nos pas

Et notre tête sur la mire d’une HK

Mitraillette allemande ou israélienne, J’ai entendu parler

Déchire un mec comme du papier

Sur le mirador, debout

Juste un citadin c’est tout

Servant l’état, le PM s’adonne

Parce qu’il a faim il se prend pour Charles Bronson

Il devine mes désires et même mieux,

Il devine mes pensées

Aujourd’hui le temps est pluvieux

La tension est dans l’air de cette journée

Plusieurs ont essayés de fuguer

C’est sûr moi aussi, je veux essayer

Tu sais mec, dans les milieux carcéraux

La chance n’est pas entre 1 et 100, elle est zéro

Es ce que Dieu a entendu mes prières

Es ce que le juge me sortira de derrière ses barrières

J’ai envoyé à mon frère un message

« Touches à la drogue… Et je te casse la gueule grave »

Il est toujours avec la même meuf

Belle mine jamais arrêtée par un ceuf

J’ai pris un jour de moins ou un jour de plus, je ne sais plus trop…

Je m’en fou, ici tous les jours sont égaux

J’allume ma cigarette et je vois le jour passer

Je tue le temps pour qu’il ne puisse pas me tuer

Un homme c’est un homme et une femme c’est une femme voilà

Un violeur… c’est différent n’es ce pas ?

Prend des coups tout le temps, saigne et baise les pieds

Meure se vidant de son sang, payant tous ses péchés

Chaque détenu une mère, une croyance

Chaque crime, une sentence

Chaque sentence un motif, une histoire de larmes

Souffrances de tous genres et corruption de son âme

Abandon, haine, misère dans un seul contenu

Tous ça dans la vie et vous avez un détenu

Dans les couloirs, dans les cours et cellules tout le monde se plaint

Au tour, dedans et dans tous les coins

Mais je connais le system vieux, ici n’y a pas de saint

Ratatata… c’est juste que je veuille éviter

Qu’un conard puisse faire ma mère pleurer

Ma parole a de l’honneur et me protège

Me permettant de survivre au pays où règne les pantalons beiges

Tic, tac, il est encore 9:40

La montre en taule avance en camera lente

Ratatata… Encore un métro qui va passer

Avec des gens biens, mais trop pressés

Lisant le journal, satisfaits, hypocrites à en crever

Enragés, tous en direction du centre pour bosser

Ils regardent vers ici, curieux, c’est Logique

Sauf qu’ici ce n’est pas le parc zoologique

Nos vies n’ont même pas autant de valeurs

Que vos téléphones portables et vos ordinateurs

Aujourd’hui sans soleil c’est dur dans la taule

Ça veut dire pas de visites, pas de football

Y a quelques taulards, pas très malins

Ils ne supportent pas l’ennui, et font chier ces puteins

Je remercie Dieu et la vierge pour tout

Car il ne me reste plus qu’un an, 3 mois et 7 jour

Y a une cellule en haut, abandonnée

Depuis mardi on ouvre pour rien, ça reste fermé

Y a cette odeur de mort et de détergent

Une cellule désertée par son occupant

En tout cas lui, plus jamais il ne se plaindra

Hier dans la nuit il s’est pendu avec un drap

Lequel ? Pourquoi ? Qui le sait, ça ne compte pas

Il avait encore 6 à tirer, et pas que des mois…

Pour un homme, y a rien de plus aberrant

Que l’abandon de ses propres parents

Alors ptit con… vien là, tu cherches quoi ?

Une place ici n’attend qu’après toi

Prends tous tes articles électroniques importés

Et ton curriculum criminel pour te torcher

rappelle toi que la vie de bandit est sans futur

Ta gueule devient pâle de ce coté du mur

T’a déjà entendu parlé de Lucifer

Qui est venu de l’enfer pour nous faire peur

Un jour… dans la prison du Carandiru…

Il n’était qu’un détenu de plus

Mangeant du moisi à base de pneumonie

Ici il y a les frères des quartiers chauds

Jardin Brasil, Mogi, Parelheiro

Jardin d’Abril et Osasco

Heliópolis, Itapevi, Bela Vista

Paraisópolis, Jardin Angela

En pénitentiaire les voleurs sont des types bien

Mais pour l’état c’est qu’un numéro, plus rien

9 sections, 7000 hommes à Carandiru

Qui coûte 300 reais par mois et par individu

Ma dernière visite quand ptit black est venu ici

Il m’a apporté un fruit, des « malboro » et des»free»

J’ai appris qu’un sale type est revenu au quartier encore

Avec une Kadett rouge et la plaque de « Salvador »

Il insulte et viole la plus part du temps

s’y prend pour un caïd avec un 9 millimètres sous son blouson

Moi: - « Et houais alors ptit black, viens là, raconte… et les frères ou ils sont passés?

Tu te rappelles de cette tapette qui a essayé de me tuer? »

Black: - »Ce putain de ma queue, malfrat, cocu heureux? 

Ce défoncé qui envoyait sa meuf se faire foutre. 

 Vierge, mineur et maintenant elle suce pour de la poudre. »

Moi: - »J’aime pas ces histoires… 

Quand j’s’rais dehors il va voir… »

Black: - »La terre tourne, il peut même venir là. »

Moi: - »Non non, bientôt mon procès va arriver 

Je veux sortir, je veux changer. 

Si je le coince celui-là y aura pas de bang bang du tout

Et je signerais encore pour cent vingt et un jours»

Le soleil est sorti ce 2 octobre

Tout était normal pour les survivants de l’opprobre

Dans la nuit j’ai eu des sueurs froides

Du type un peux froussardes

Des règlements de comptes on a presque tous les jours

Bientôt il y aurait un autre, pour celui là je savais tout

De la loyauté c’Est-ce que Tous les prisonniers tentent

Chercher la paix, d’une manière violente

Les baiseurs on les prend et on les entaille

Ça prend des points de suture à la Frankenstein

Oula… de la fumée par la fenêtre d’une cellule

Merde… ça fait boum… y a des otages et ça brûle !

Pour la plus part, influencés par de la merde

Par 5 ou 6 qui n’avait plus rien à perdre

2 conards bien vus se sont bagarrés

On s’y attendait pas mais c’est arrivé

Trafiquants, Homicides, stellionataires

Une majorité des gamins du primaire

Une issue que l’état attendait depuis toujours

Appelez les médecins légistes… il est venu le grand jour!

Et tout ne dépend que d’un « oui » ou d’un « non »d’un seul homme

Qui préfère rester neutre par téléphone

Ratatatà, caviar champagne et langouste

Fleury est parti déjeuner, que tous aillent se faire foutre

Des chiens assassins et du gaz lacrimo aussi…

Les têtes des prisonniers valent un prix

Dans ce pays les êtres humains peuvent-être jetables vivants

Comme des couches culottes ou du papier absorbant

Des prisoniers… bien sur que le system n’en voulait plus

Et je cache en plus ce que les novelas ont tu

Ratatatà, ça pisse beaucoup de sang

Des oreilles, des narines, des bouches ouvertes en grand

Le seigneur est mon berger…

Pardonnez vous enfants pour leur péchés

Ils sont morts sur le ventre, Ce sont les écrits sacrés…

Sans armes ni secourre, sans reporter pour témoigner

Dans la gueule des chiens, les bouts des prisonniers

Dans les puits et les cours les cadavres s’entassés

Même pas un prêtre pour prier

Adolf Hitler, venu de l’enfer pour rigoler

Le Robocop du gouvernement est froid

Il n’a pas de pitié et est au dessus des lois

Ratatatà, Fleuri et son clan

Pourront nager dans une piscine de sang

Ma déposition ne sera sûrement pas crue

Je signe : Le 3 octobre, « Journal d’un Détenu »

 

 

 

 

 

(Texte traduit du portugais par Anne Marie Pinchemaille)

1/31/2008

Sauvez l'AMOUR

Je ne peux pas me fondre en vous

Pour ne plus entendre vos hurlements de loups

Cette flamme en vous me brûle à vif

Me faisant vivre que dans les soins palliatifs

Sauvez moi

Ne me laissez pas avoir faim

Ni affronter le froid

Vous m’entendrez sur forme de mots

Assurant les réponses à vos « POURQUOI »

Comme une fleur qui n’a que besoin d’eau

Comme les mots qui n’ont besoin que de la voix

Sauvez l’espoir

Il ne peut plus se fondre en nous

Quand y a plus de foi

C’est qu’il n’y a plus rien du tout

C’est qu’il n’y a plus le choix

Sauvez l’amour

Il crée miraculeusement

Ajoutant des couleurs sur les contours

Nous faisant désirer la vie en rampant

 

 

Anne Marie Pinchemaille